Les producteurs qui montent: Childish Major, THC et D.R.U.G.S

le 1 juillet 2013

L'actualité musicale étant plutôt calme ces temps-ci, cela nous laisse un peu de temps à consacrer à cette catégorie essentielle qu'est celle des producteurs. A quelques exceptions près, les producteurs, quand ils ne rappent pas, sont des hommes de l'ombre. Mais nos lampes torches sont là pour leur rendre justice. Petit passage en revue des trois hommes à suivre en ce début de second semestre 2013.

Vous connaissez sûrement le tube rap de l'année « U.O.E.N.O » de Rocko et ses multiples remixes, mais moins Childish Major qui en est responsable. Le producteur d'Atlanta est probablement en train de vendre ses beats à tous les rappeurs qui comptent à l'heure actuelle mais pourtant ses faits d'armes ne sont pas encore très nombreux: une production pour Juicy J, et de fréquentes collaborations avec Rome Fortune, d'Atlanta également. Son travail est dans la veine actuelle mais justement, réussir à tirer son épingle du jeu quand tout le monde donne l'impression de faire la même chose n'est pas une mince affaire. Childish Major s'en sort par un subtil mélange de samples et de lignes de synthés hallucinées et aériennes. 

Le D.R.U.G.S dont nous allons parler n'est pas celui qui nous a offert un excellent mix récemment mais un groupe de sept producteurs de Los Angeles, parmi lesquels Dj Dahi qui a produit « Money Trees » de Kendrick Lamar et « My Type Of Party » de Dom Kennedy. Ces jeunes gens sont surtout responsable du « Pu$$y » de Iggy Azalea. Leur approche résolument pop qui se traduit par des mélodies simples et entêtantes risque de faire le succès de Ty Dolla $ign, un de leurs membres qui vient de signer un deal avec Atlantic, et de participer à cette tuerie, produite par leurs soins.

 

On reste dans la cité des anges pour notre troisième coup de projecteur, sur l'équipe de producteurs THC. Ils ont également participé à l'acclamé good kid, m.A.A.d city de Kendrick Lamar, travaillent eux aussi avec Dom Kennedy, ou encore avec Overdoz. et Schoolboy Q, dont le « Collard Greens » n'est pas passé inaperçu, et pour cause : un beat qui tabasse et qui caresse en même temps, ça ne s'entend pas tous les jours.