Teki Latex, Alfred Anders et Habibi Funk : trois mixes pour prolonger le farniente

Teki Latex, Alfred Anders et Habibi Funk : trois mixes pour prolonger le farniente

par Jeff  |   le 02-09-2019

[insérer ici une petite phrase pleine d'ironie sur la fin des vacances et les joies du retour au taf]

Le problème posé, on peut passer aux solution, qui prendront ici la formes de mixes concoctés pendant notre pause estivale par trois personnes qu'on apprécie tout particulièrement ici.

On commence par Janis Stürtz, patron du label Habibi Funk, qui depuis 2015 digge avec acharnement les bacs poussiéreux du monde arabe à la recherche de trouvailles funk, soul ou disco. On vous parle régulièrement des bonnes pioches de l'Allemand, mais si vous débarquez, la compilation Habibi Funk 007: An eclectic selection of music from the Arab world constitue une porte d'entrée idéale dans la galaxie Habibi Funk. Si vous connaissez déjà sa démarche, ou si vous avez autre chose à foutre que de lire le papier dont on vous parle deux lignes plus haut, vous pouvez directement lancer son nouveau All Tunisian Mix qui n'a d'autre utilité que de faire office de bon gros loukoum pour lutter contre le blues de la rentrée, avec ses titres au charme parfois désuet, mais qui font toujours mouche.

On poursuit avec Pim Thomas, et qui devient Alfred Anders quand il passe derrière ses MK2 et son rotary mixer. Si les Bruxellois friands de bonne musique électronique ont l'habitude de le croiser du côté du côté de la rue Blaes où il a lancé il y a trois dans le shop Crevette Records, le gars est aussi un digger bien passionné, au nez sacrément creux et au bon goût absolu. On pouvait logiquement se l'imaginer, mais une chouette interview pour Stamp The Wax nous en dit plus sur sa passion, et la manière dont il l'envisage. Une passion qu'on comprend encore mieux avec son mix "tropical / not-so-tropical" pour le magazine anglais, et ses titres qui sont à peu près tous des invitations au "Track ID please" - un sentiment auquel nous avions déjà été confronté lors de sa Boiler Room dans le cadre du dernier Listen! Festival.

On termine avec notre usual suspect préféré Teki Latex, qui nous fait une fois de plus penser à ce pote qui, dès que le premier rayon de soleil pointe le bout de son nez en avril, harcèle son entourage pour se faire un bon gros barbecue. Teki est la version de ce pote, mais il faut remplacer le charbon de bois, les merguez et le rosé par des indispensables du répertoire italo, HI-NRG ou ghettotech, ainsi que des classiques indémodables de la pop culture. Après son mix Marina Baie Des Anges il y a deux ans, l'ancien de TTC exorcise une fois encore ses souvenirs de vacances dans une sélection capable de mélanger des choses qu'on entendrait sur Chérie FM et d'autres à la Machine du Moulin Rouge, sans que cela ne pose le moindre problème - notamment parce que sa technique de mix est intouchable. Les années passent, et le bâtard est toujours aussi sensible.