40 ans de hip hop: la playlist de la rédaction

Si l'on en croit les livres (et Wikipédia), c'est au 1520 de la Sedgwick Avenue de New York, dans le Bronx, qu'est né le hip hop. C'est plus précisément le 11 août 1973 que DJ Kool Herc a pour la première fois mélangé DJing et emceeing lors d'une petite sauterie dans le bâtiment susmentionné. Comme on dit chez l'Oncle Sam, the rest is history. Et justement, le hip hop, comme tous les autres genres musicaux d'ailleurs, est une question d'histoire. La grande comme la petite. Pour fêter les 40 ans du mouvement, on aurait pu se lancer dans la compilation d'un impossible top 100 des meilleurs morceaux de rap de tous les temps. Inutile et vain. On a donc laissé les rédacteurs de GMD choisir leur morceau favori. Celui qui a pour eux le plus de signification. Parce qu'il a joué un rôle important dans leur vie, parce qu'il a marqué le début de quelque chose, ou simplement parce qu'il est meilleur que tous les autres. L'objectif, assez vague, était d'élire "son meilleur morceau de hip hop de tous les temps". En sachant que certaines des personnes sondées n'y connaissent pas grand-chose (du moins aux yeux des puristes) et que d'autres n'écoutent que ça à longueur d'année. Cela donne un petit classement qui turbine à l'émotion, sans pour autant oublier d'aborder certains aspects clés de la culture hip hop au fil des ans.

Mobb Deep - Shook Ones Pt. 2

Si toi aussi lecteur tu as été mino dans les années 90, tu as commencé à écouter du rap en français comme les grands frères, IAM et NTM bien sûr et les autres. Et puis comme les grands frères tu l'as délaissé pour te tourner vers les origines du truc, là où le mouvement a pris sa source, le hip-hop de NYC et ses possees. Et toi aussi tu as peut-être pris la claque de ta vie avec Mobb Deep et ses albums The Infamous et Hell On Earth. Au pinacle de ces deux classiques instantanés, « Shook Ones Part 2 » fait partie des intouchables. Dès la première écoute tu as tout compris, d'où vient la construction un beat+un sample+un mic qui a irrigué tout ce que tu écoutes depuis des piges, en particulier le son de toute une école marseillaise, du Micro d'argent au premier Fonky Family. Des années après les rappeurs de deux côtés de l'Atlantique continuent de lui payer leur tribut, samplé par Rick Ross, The Game ou encore Kery James (pour ne citer qu'eux), jusqu'à Eminem qui en fait la bande-son de son 8 Mile. Et peut-être que toi aussi quand tu entends encore aujourd'hui les notes de piano et la sirène étouffée, tu bouges la tête et tu respectes en sachant tout ce que le duo du Queens a apporté au rap.

Maxime

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Doc Gyneco - Celui qui vient chez toi

1996, coupe au bol et kickers au pieds, je découvre Première consultation à la radio. Dans la cour d'école, tout le monde fredonne les tubes de Doc Gynéco, la petite pépite de la Porte de la Chapelle, sans en piger un mot, simplement pour la beauté des petits refrains. Loin des standards hardcore de l'époque (de NTM à sa propre Secte Abdoulaye), c'est un rappeur ouvertement "variet" qui explose en France - à l'époque, je dois dire que je me foutais pas mal du rap. Plus de quinze ans plus tard, j'exhume le disque et c'est une véritable révélation. Je ne perds pas une miette de la prose mielleuse du rappeur-tombeur et tombe littéralement amoureux de "Celui qui vient chez toi quand tu n'es pas là", au point que Bruno Beausir devienne presque un love coach. La plongée dans son univers est sans fin. Sa carrière, comme une bobine que l'on déroule, dévoile l'homme le plus humain du "rap jeu". Suicidaire à 22 ans (Nirvana), dénicheur de talents aigri par une industrie du disque pourtant à son climax à seulement 24 ans (Liaison dangereuses, L'homme qui ne valait pas dix centimes), le Doc perd son public et sa street cred avec les années. Avec sa posture de réac fauché lors de la campagne de Sarkozy, en 2007, il pousse la blague jusqu'à écrire au sujet de "son amitié au service de la France". À presque 40 ans aujourd'hui, il m'évoque toujours autant de sympathie. Véritable romantique qui est allé jusqu'à reproduire la mise en scène de La Mort de Marat pour une photographie du studio Harcourt qui, aujourd'hui, vivote d'apéro en maîtresse, Bruno sera, un jour, réhabilité. C'est en tout cas tout ce que je souhaite à "mon meilleur ami, mon cousin, mon refré".

Justin

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Tandem - 93 Hardcore

Devoir choisir un seul titre pour parler de hip-hop est un exercice ignoble : trop d’obédiences, d’écoles, de lieux, d’imageries pour ne pas se lancer sans véritables regrets. Au mieux on peut ici défendre un point de vue, trouver un truc cool à dire sur un titre parmi des centaines. Et il sera encore moins facile de causer du pont qui s’est dressé à un certain moment de l’histoire entre le hip-hop old school (vu comme noble, gentil et respectable) et la vague new school (logiquement vue comme son avatar putride, vendu et vulgaire). Un virage magnifiquement intégré par les scènes américaines, qui montre sans trop de problème le problème qu’a la francophonie du rap à sortir de ses rapports tortueux avec l’argent. Une logique toute franco-française qui pose le complexe comme un filtre évident entre l’auditeur et la nouvelle génération de productions à squatter les ondes. Pour la première fois depuis l’âge d’or sacralisé par l’année 98, l’auditeur voit ses anciennes idoles et des dizaines de jeunes loups amener les putes, le bling, la drogue et la violence comme nouveau Saint-Graal. Partout, tout le temps. Le grand schisme pouvait alors commencer, entre les pépés, fiers de leurs racines old school, et la nouvelle génération d’auditeurs, fiers de revendiquer une réalité qui ne s’embarrasse pas de trop de mascara pour parler de ce qu’elle est. La posture la plus hypocrite qui ait jamais été amenée sur le tapis du hip-hop, là où tout le monde oublie que cette musique n’est pas condamnée à véhiculer un message qui soit juste, propret ou quoi que ce soit d’autre. Le message est, par lui-même, en tant qu’expression des vents, des flux. Et il l’a toujours été. Posture honteuse qui ferait presque oublier que des Lunatic, tout le Ministère Amer, la Mafia K’1 Fry, NTM, GZA, Notorious BIG (et tous les autres exemples qu’on veut bien vous citer) était également des grands apôtres de l’ultra-violence urbaine, prônant sans honte les vertus du flingue, de la pute aux hanches larges et de l’argent sale. « 93 Hardcore », c’est cette période intermédiaire, où Mac Tyer passe de l’autre côté de la barrière en assumant des textes qui violent sec sur une prod’ massive, bien loin du fantasme franco-français du rap « génération black-blanc-beur », de la France gangrénée par ses complexes renaissants sur son rapport aux banlieues, sur les dérapages de l’argent gagné facilement et sur des héros finalement pas si propres que ça. Le son d’une jeunesse qui sera impossible à canaliser, irrévérencieuse, incontrôlable et qui montrera à quel point les rapports entre la musique de rue et le pouvoir qu’elle combat sont tendus de partout, plus que jamais. Foutue Coupe du Monde 98.

Simon

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The Streets – Let’s Push Things Forward

Comme plusieurs membres de l’équipe, je n’ai pas été conditionné à écouter du hip-hop. Enfin, si, dans un sens, ça aurait pu se dérouler autrement : j’ai passé une partie de mon enfance à La Préalle, fief du MC mongolo Tikeboss, entouré d’un paquet d’érudits de son genre dotés d’un même sens inné de la finesse. Par une forme d’amalgame peu excusable, j’ai rapidement fait du hip-hop une sorte de grosse nébuleuse dégueulasse qui s’apparentait à l’hymne de ces esthètes. Plus qu’un de leurs modes de ralliement, une véritable forme d’éthique collective ou d’axiologie. Tout ça sans me rendre compte que le comportement et le style de mes gars d’Herstal (4040 RPZ) infléchissait en réalité bien plus ma représentation du hip-hop que celui-ci ne les influençait. Par la suite, j’ai détesté cordialement, à distance, nombre de représentants francophones de la mouvance en m’affligeant de la vacuité de leurs paroles et de l’absurdité générale de leurs airs de bad boys (113, Sniper, Starflam : tous ensemble dans le même panier de crabes). Et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé, il y a eu des petits moments de faiblesse, des craquèlements dans la carapace. Je me souviens avoir pensé que le “Belsunce Breakdown” de Bouga et sa petite cuillère dégageait une certaine ironie, puis que le refrain d’“Art de rue” de la FF était marrant à gueuler comme un pourceau et même qu’Eminem apportait de la nouveauté avec un certain talent. Mais le premier vrai coup de cœur est lié à l’émergence de The Streets : je découvre sur MTV la tronche de hooligan de Mike Skinner et sa capacité à déployer un flow cockney sur une instru minimaliste qu’une trompette éclaire par intermittences. Je me dis qu’il y a moyen de faire du rap en ayant la classe, ça lance mon intérêt pour des productions moins conformes au canon du genre (bon, en gros, celles du label Anticon) et je regrette presque de n’avoir pas grandi dans un quartier merdique de Birmingham — avant de me rendre compte que La Préalle, au fond, c’est un peu la même chose.

Denis

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ONYX - Slam

J'ai commencé à (essayer d')écouter du hip hop à une époque où les genres musicaux connaissaient encore des frontières. A une époque où, si on écoutait du rock, on ne pouvait surtout pas écouter de techno (du boum boum pour drogués) ou de rap (un truc de racailles). C'était vraiment une période de merde pour avoir 16 ans, à un moment où un adolescent a plus de temps que jamais pour se créer une identité. Puis le frère d'un pote (big up à toi, le frère de Cyril B.) m'a fait une mixtape. Une TDK Chrome de 90 mitues, la Rolls de la cassette. Que des classiques de l'époque. Du Wu-Tang Clan, du Naughty By Nature, du ODB, du Nas, du MC Solaar et des trucs probablement mieux que le "Slam" de ONYX. Mais à cette époque, j'écoutais tellement de rock de sauvageons que je me retrouvais dans ce boom bap sauvage, ce clip où une bande de mecs surexcités passaient leur temps à raconter des couilles en se bousculant avec une attitude qui confinerait presque au punk. C’était le début d’une putain de belle histoire.

Jeff

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Booba – Repose en Paix

Quand le rédac' chef a lancé l'idée de choisir un seul et unique morceau du double HH, quelques mails furent échangés pour lui faire comprendre qu'il était un odieux personnage, voire la pire des ordures de nous obliger à faire un choix si crucial pour notre vie future. Pourtant, il a fallu choisir. Et ce choix, il se porte sur notre ourson national, Booba, le dos argenté du rap français. Restait à choisir un morceau. Là aussi, exercice crève-cœur. Et soudain, on se rappelle du titre qui nous a accompagné partout, dans toutes les circonstances. Le choix me sauta aux yeux comme les boobs de Nabilla. Ca sera "Repose en Paix". Ce morceau est une injection de testostérone tellement violente qu'elle te transformerait Vincent Mac Doom en Mike Tyson. Un beat sorti d'outre-tombe, un flow et des punchlines qui puent la revanche, les bastons, les gros sky secs. Le Booba d'aujourd'hui était déjà bien là dans ce morceau. En 2 minutes et 53 secondes la messe est dite, condensée dans cette fameuse punchline : « Ils veulent rivaliser, leur truc c'est nul. On est trop haut négro, eux ils sont petits comme une cellule ». On est en 2013, Booba continue toujours d 'enterrer la concurrence en leur dépotant chaque année des tonnes de terre sur la gueule. Et à GMD on est toujours heureux de lui donner un coup de main.

Bastien

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L'atelier - Le hip-hop c'est mon pote

Il y a tout juste dix ans. C'était la canicule. Il faisait chaud. Putain oui, là il faisait chaud. Les abonnés à Notre Temps et les téléspectateurs de Motus tombaient comme des mouches et je bossais comme stagiaire au fin fond du Gers dans un festival de photographie, logé dans un internat de lycée aux douches bouchées et au chambres chaudes comme une tente Décathlon plantée en plein milieu du bayou. Ma connaissance du hip-hop se résumait à l'époque pour moi aux Beastie Boys, à quelques rares titres de Public Enemy, De La Soul, du Wu-Tang ou de IAM, et surtout une quantité d'a priori aussi importante que les cheveux de gonzesses obstruant les douches dudit internat. Entre une galette de Bauhaus et des QOTSA s'est donc immiscé je ne sais plus comment ce titre de ce collectif dont je ne connaissais foutre rien et qui il faut bien le dire avait tout pour me plaire, à savoir un humour potache et féroce derrière lequel se cache une analyse et autocritique d'un genre aussi sensible que fine, et qui sera ma foi parvenu à bout d'une bonne partie de mes préjugés à défaut de déboucher la douche. 

Michaël

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Raekwon – Wu-Gambinos

Un rap qui parle des solides valeurs de familles un peu particulières. Un rap où on célèbre l'amitié, que ce soit pour présenter "un ami à moi" ou, mieux encore, "un ami à nous". On se tape dans le dos, on se baise sur la main. Tant qu'il y a du respect, tout le monde est le bienvenu : Noirs, Italiens, Cubains, Irlandais,... Un rap en cinémascope et technicolor qui met en images des villes fourmillantes d'activité souterraine, qui met en lumière l'argent noir souvent taché de rouge. En 1995, le grand bouillon de culture du rap se trouve un parrain : il s'appelle Raekwon.

David V.

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GZA Vs DJ Muggs - Exploitation Of Mistakes

Le "Chum" d'Earl Sweatshirt n'a pas la primauté en matière de boucles de piano psychotiques : pour peu qu'on surine un chouia la discographie solo des membres du Wu-Tang Clan, on pouvait tomber dix ans plus tôt sur Grandmasters, l'ultime coup de maître de GZA produit par DJ Muggs. Avec au beau milieu d'un gros paquet d'uppercuts, le morceau "Exploitation Of Mistakes" qui m'a fait basculer dans le monde du double H. Cliquetis de machine à écrire et sirènes de police au loin, la boucle de piano s'installe, simple et ambiguë, précédant l'arrivée en force d'un GZA qui pose ici son storytelling le plus cristallin et amer. C'est assez compliqué d'expliquer un tel blocage, mais pour tout dire j'ai tellement buggé sur ce truc que j'ai mis plusieurs années avant de finalement écouter le reste de l'album - et de la discographie du Wu tiens. Aujourd'hui encore d'ailleurs, difficile pour moi de rester insensible aux dix-huit dernières mesures : "Asked of his whereabouts, on the third of July / Said he partied with his friends, and had a solid alibi / But it was really something left at the scene, on a small scale / Was the microscopic traces of blood, under her fingernails". Frissons.

Aurélien

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Jay-Z - 99 Problems

J'ai une histoire personnelle très forte avec "99 Problems". J'aurais pu citer une palanquée de morceaux de Jigga mais celui-ci est devenu une sorte de grand mantra guidant ma vie. Une fois, j'ai trouvé un stage, ma première expérience pro. Deux jours plus tard, ma meuf de l'époque me larguait. La situation était critique, il y avait un challenge professionnel à remplir, je n'avais pas le droit de me laisser atteindre par la douleur, ce n'était pas du tout le moment. Ce soir là, "99 Problems" est tombé sur le shuffle de mon iPod. "99 problems but a bitch ain't one. Hit me !". C'était la lumière, le chemin à suivre, un guide de survie. Je l'ai écoutée 30 fois de suite (sans exagérer) et j'allais mieux. J'ai compensé la tristesse par une détermination redoublée. Un peu plus tard, j'étais confirmé et j'ai obtenu le taf. J'ai résolu les 99 problèmes et la pétasse n'en était plus un. Merci, Shawn Carter

Nicolas

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50 Cent – In da club

Contrairement à ce qu'on nous serine à longueur de temps, le hip-hop n'est pas, au départ, une musique contestataire mais bien une musique de fête. Le MC, comme son nom l'indique («master of ceremony »), n'était qu'un idiot qui disait : « ouais, tout le monde danse, on frappe dans ses mains, ouais » sur des breaks de funk. Il y a eu, bien sûr, des groupes avec des revendications, mais la fête est restée un aspect très important du hip hop. « In Da Club », dans toutes les boîtes du monde, c'est ce moment gênant et génial où les filles aimeraient, pour une fois, avoir un plus gros cul et les mecs avoir d'autres cicatrices que leurs nombrils. La particularité d'« In Da Club » est d'être un morceau de rap pour les boîtes extrêmement brut, sans concession. Des accords plaqués, une guitare rythmique, pas de refrain chanté - chantonné à la rigueur, comme 50 Cent sait si bien le faire. Un pont, et c'est reparti. Evidemment, Dr. Dre est pour beaucoup dans la réussite du morceau. Il double, comme souvent, les synthés à l'octave supérieure, et ça marche à tous les coups. La batterie est simplissime mais Andre Young c'est avant tout un mixage parfait - pour la petite histoire le clap est samplé dans « Genesis » de Justice. Difficile de dire si la sonorité du synthé va passer l'épreuve du temps mais à l'époque c'était le summum: ce beat, la réputation qui précédait 50 Cent, le parrainage d'Eminem, sans oublier le flow de Curtis Jackson, sa façon de mâcher les mots, son petit rire narquois. Bref, un hit incontournable, tous styles confondus, et que celui qui n'a jamais fait de gestes de rappeurs en entendant la première mesure me jette la première pierre.

Tristan

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Beastie Boys – Sabotage

En 1994, j'ai 13 ans, je porte une veste militaire tellement ravagée que ma mère me l'emprunte pour jardiner et je suis total in love de Mike Patton. Autant vous dire que le hip hop, je n'en ai strictement rien à foutre. Mes seules confrontations avec ce qui ressemble à un flow se résument au premier obus de RATM et au nonchalant "Loser" de Beck. On ne comptera pas la cassette pirate de MC Hammer dont l'achat, trois ans plus tôt, récompensait surtout son avant-gardisme vestimentaire. J'avais déjà bien cavalé sur "Fight for Your Right" et achevé quelques raquettes de tennis sur "So Wat'cha Want" mais quand "Sabotage" a subitement envahi MTV, je me suis sentie concernée. J'y comprenais que dalle mais leur spikejonzerie me livrait une excellente excuse pour me rouler sur des capots de bagnoles. Une fois Ill Communication en mains, j'ai commencé à écouter le reste et je me suis surprise à aimer ça. Un sublime fourre-tout qui convenait parfaitement aux aléas de la puberté et qui accompagne encore aujourd'hui les turbulences de la trentaine. C'est sans aucun doute grâce à l'oeuvre de ces trois imbéciles que quelques morceaux de Outkast, The Roots, Action Bronson ou Odd Future se battent aujourd'hui en duel dans mon iPod. On ne va pas se mentir, je ne suis toujours pas passionnée par le rap. J'ai trop longtemps associé le genre à un tas de mecs qui n'assumaient par leur homosexualité en s'abritant derrière une muraille de nichons en plastique (Booba, si tu m'entends…). Notre bien-aimé rédac chef tente en ce moment de corriger cette attitude récalcitrante grâce à un beau livre d'Histoire sur le sujet. Et pour célébrer les 40 ans du hip hop, je le promets, je vais enfin l'ouvrir.

Gwen

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