Music for the Uninvited

Leon Vynehall

3024  |  2014
7 / 10
par Bastien  |  le 14 mai 2014

Ca fait sûrement quelques semaines déjà que vous avez sorti votre barbecue, bu des bières en terrasse jusqu'à plus soif et commencé a reluquer les derches de vos collègues. Et on ne vous blâmera pas pour ce comportement de beauf puisque le printemps est là. Et en musique comme en cuisine, il est temps de consommer des produits de saison. Après tout, vous l'avez bien mérité après un hiver a écouter du doom, du noise ou de la techno. On vous autoriserait presque à vous farcir l'album de Stromae pour retrouver un peu de légèreté. Néanmoins, on a largement mieux à vous proposer. Au Panthéon des musiques pour accompagner le retour des beaux jours et de la fornication se trouve la house. Ca tombe bien parce qu'on en a une belle tranche à vous faire déguster avec Leon Vynehall. C'est simple: le Britannique propose avec Music for the Uninvited 7 titres qui nous font nager dans une béatitude dont seule la house a le secret.

Très loin de la raw house qu'on nous sert par kilos ces derniers temps, le producteur de Portsmouth travaille des ambiances duveteuses et fleuries. La recette des morceaux est connue mais toujours aussi efficace : de belles basses, des gros claviers et parfois des violons un brin cheesy comme sur « Be Brave, Clench Fists », « It’s Just (House Of Dupree) » ou encore « Inside the Deku Tree ». Ce dernier morceau est d'ailleurs sûrement notre titre favori de l'album tant il est bourré de vibes sentimentales qui parlent à nos petits cœurs d'artichauts. Non content de nous proposer un album où l'on varie les plaisirs, Music for the Uninvited jouit par ailleurs d'une production léchée qui ravira les amateurs de jolies mélodies bien branlées. Jamais étriqué, la musique de Leon Vynehall s 'écoute avec le cœur léger et ne saurait être décortiqué à outrance car le plaisir de cet album réside dans sa simplicité et l'aspect Carpe Diem qui s'en dégage. Nous voilà donc avec un disque qui saura aussi bien ravir l'aficionado de house que le néophyte avide de câlins auditifs. Et pendant que vous en profiterez un max, on surveillera avec intérêt les prochaines sorties du Britannique, en espèrant qu'on aura quelque chose du même calibre à se mettre sous la dent. Maintenant on doit vous laisser, y'a les saucisses qui commencent à griller...