Portrayal of Guilt a une réputation à tenir (et s'y emploie avec son habituelle brutalité)

par Jeff, le 6 mars 2026

Visiblement, on est en pleine bourre du côté de chez Run For Cover. Du label de Boston, on a plutôt l'image d'une structure orientée emo et punk hardcore, et la récente sortie du nouvel album de ces canaillous d'Angel Du$t va clairement dans ce sens, comme celle à venir des Anglais de Basement, de retour au bercail.

Mais RFC sait aussi aller taper dans des choses encore plus extrêmes, à l'image de Portrayal of Guilt qui fait les beaux jours du label depuis Christfucker en 2021, et les nôtres depuis We Are Always Alone sorti un peu plus tôt la même année.

Si tu cherches de la violence, du malaise et de la noirceur, c'est dans les riffs dissonants et les hurlements angoissants de Matt King que tu trouveras ton plaisir vicieux. Jamais opposé à l'idée d'expérimenter avec ses propres limites, le trio d'Austin a pris l'habitude de tester de nouvelles choses, de s'amuser avec des genres auxquels on l'associe habituellement - personne n'avait vu venir les accointances avec la musique de chambre sur le précédent.

Tout ça pour vous dire qu'on tient là une des formations les plus intéressantes du metal, et qu'on espère qu'on pourra continuer de le dire à la sortie de ...Beginning of the End ce 24 avril. En tout cas c'est bien parti avec "Human Terror" et "Ecstasy" et leurs accointances avec l'indus et le nu metal.