Nôze

Come With Us

Si l'âge de raison a plombé bien des carrières, il en a également relancé un paquet, dont celle de Nôze, de retour dans le giron Circus Company neuf ans après Crafts Sounds and Voices. Neuf années au cours desquelles le duo français s'est imposé comme la plus jouissive machine à nouba de la galaxie minimale. De vraies bestioles de scène élevées au champagne tête de cuvée et aux belles plumes dans le cul. L'excellente nouvelle, c'est que le lendemain de la veille, nos deux comparses n'ont pas l'haleine fétide et le bide en vrac. Peut-être "too old for this shit", Nicolas Sfintescu et Ezechiel Pailhes ont compris les vertus de la réserve, et leur musique est plus classe que jamais quand elle joue la carte de l'introspection. Ainsi, sur certains titres, on croirait entendre une version un peu moins intoxiquée de Poni Hoax; ailleurs, ça renvoie un agréable parfum de nostalgie. Mais les beaux moments sont en nombre suffisant pour qu'on ne regrette jamais les excès d'antan. (Jeff)

Young Thug

Barter 6

Entre le leak surprise d'une quantité phénoménale de sons plus ou moins terminés et son omniprésence médiatique, difficile de passer à côté de la bestiole Young Thug. Sorti mi-avril, ce disque confirme à la fois le talent impressionnant du rappeur, capable de produire une série d'images absurdes et de jouer sur un sens inné de la mélodie, mais également une véritable capacité à produire un disque consistant et cohérent. Surfant sur les vagues de haters, Thugga donne l'impression d'évoluer dans une autre dimension : en témoigne le titre du disque, initialement censé s'intituler Tha Carter 6, dans une forme de succession au Tha Carter V de Lil Wayne, invariablement repoussé. Du début à la fin, il chantonne, susurre et hurle, mélangeant tous les sons qu'il est capable d'émettre dans un ensemble étrangement fascinant. De "Check" à "Halftime", la recette est identique, et pourtant elle fait toujours mouche. Les instrumentales sont discrètes, et c'est véritablement le rappeur qui porte une musicalité d'un nouveau genre. Et dire que pour Young Thug, ce disque n'est qu'une simple mixtape, un échauffement. La véritable déflagration sera-t-elle son premier album en major, Hy!£UN35, prévu pour le 28 août? (Titus)

Helena Hauff

Lex Tertia

Pensez ce que vous voulez des artistes qui jouent à fond la carte de de l’indé en se cachant derrière des sorties extrêmement limitées, on leur trouve souvent quelque chose tenant du romantisme benêt dans leur réappropriation d’un espace musical communautaire basé sur le mode de l’exclusion. Dans le puritanisme de cette logique, nous ne chroniquons que des objets (et non des liens Youtube), et on ne vous parlera donc pas ici d'A Tape, disque essentiel mais sorti sur une bonne vieille TDK des familles. L’occasion est idéale pour parler du Lex Tertia EP, autre sortie de la star montante Helena Hauff, qui fait suite à Actio/Reactio sorti en 2013 sur Werk Discs. Un récital electro-techno de très haute volée qui pourrait bien servir de repère dans le revival electro à venir, et qui annonce l’euthanasie progressive de la techno de cave. De Dave Clarke en passant par tous les pseudonymes de la galaxie Drexciya/Dopplereffekt, Helena Hauff revisite Detroit puis Francfort, alterne bangers et titres acid/funeral-glam (ouais ouais) pleins de grosses lignes de claviers. Allez-y à votre aise, parce qu’on n’a pas encore fini de vous parler de ce retour en force.

Petite Noir

The King of Anxiety

Un calendrier chargé et un sens du paradoxe savamment cultivé font que, si nous avions épinglé Petite Noir sur notre 9e compilation « Jeunes Pousses », nous étions à deux doigts de laisser passer sa première livraison importante : il est grand temps, six mois après la sortie de celle-ci, de réparer ce demi-oubli. L’EP The King of Anxiety relève du travail d’orfèvre, brillant par le ciselage et l’hybridité délicate des cinq titres dont il est l’écrin. Yannick Ilunga, qui porte le projet, parvient tantôt à recouvrir d’envolées soul des compositions minutieuses tendant vers la new-wave ou les élans synth-pop de Foals, tantôt à fondre dans des boucles quasi-minimales la chaleur d’une voix rappelant celle de Kele Okereke. L’EP annonce un premier album prévu pour la rentrée : reste à espérer que, développé, le bijou raffiné ne se mue pas en bibelot kitsch. (Denis)

Lakker

Tundra

Les deux de Lakker n'ont rien de lapins de neuf jours, avec une palanquée d'EPs chez Stroboscopic Artefacts notamment. Il n'en fallait pas moins pour que ce Tundra pour R&S devienne un repère incontournable de l'année techno. Une attente qui n'a rien d'exagérée tant le produit fini n'est que conscience techno, sound design de patron, field recording précieux et inventivité débordante. Tundra, c'est la noirceur de Lucy sans les bâillements qui arrivent au milieu de Churches, Schools & Guns; ce sont les chants mystiques du Faith in Strangers d'Andy Stott sans leur usage ad nauseam. Tundra c'est la compréhension de l'air du temps sans la rigidité de la techno au kilomètre. Avec ses basses profondes, ses rythmiques complexes et ses voix féminines entêtantes, le duo irlandais percute puis se retire, esquive et contourne avant de porter l'estocade. Une stratégie de la tension qui marche à merveille et désarçonne l'auditeur. Au bout du compte, on obtient une techno menaçante comme un Reaper au-dessus d'un village yéménite, une pépite de composition qui s'apprivoisera avec patience et détermination. (Bastien)

Lonelady

Hinterland

Pour être honnête, on n’attendait rien de ce deuxième album de Lonelady. En 2010, son Nerve Up pour Warp, bien que sympathique, était tellement dans l’air du temps qu’il en devenait suspect. Bref, on ne pensait pas l'Anglaise perdurer autrement qu’en répétant la formule. Hinterland démontre que nous avions tort, et le fait de bien belle manière. Rien que l'inaugural "Into The Cave" (un hommage au “Cavern” de Liquid Liquid?) justifie à lui seul l’existence de l’album. Si la suite a un peu moins l’œil dans le rétro, on retrouve tout au long du disque un certain esprit disco-punk qu’on n’avait jamais vraiment entendu dans les groupes contemporains qui s’en revendiquent. Un disque qui parlera sans doute aux nostalgiques et aux Jeunes Gens Mödernes. (Yann)

JP Manova

19h07

Si Vald fait du rap de blancs, JP Manova fait du rap de darons. Et ce n'est pas péjoratif: l'intéressé porte fièrement sa trentaine, à beaucoup de choses à dire, et les dit bien. Après, le bougre n'en est pas à son coup d'essai - on l'a découvert aux côtés du Doc Gynéco de Liaisons Dangereuses, pour vous donner une idée. Son parcours est depuis accidenté. Du coup, quand il arrive à nous pondre une douzaine de titres, il a toutes les raisons d'être sûr de son coup. Après, il faut bien admettre que ça ne parlera pas à toutes les générations, et il faudra accepter que ça puisse virer par moments un peu intello – comme sur ce "Sankara" qui rappelle les moins bonnes heures du rap conscient. Néanmoins, on constate quand même que le MC à su concilier la pertinence de ses propos et un fond musical moderne – "Longueur d'Ondes" reprend le sample du "Numbers On The Boards" de Pusha T, par exemple. Bref, 19h07 est un premier album très réussi et plutôt addictif dans son genre.

Alabama Shakes

Sound & Color

Avec un premier album porté par un single que l'on oublie pas ("Hold On"), le râle sensuel de Britanny Howard et une esthétique roots assez intemporelle, les Américains d'Alabama Shakes avaient déjà trouvé la formule gagnante, celle qui leur garantissait une carrière pépère et une belle rente viagère. Pourtant, avec Sound & Colour, le groupe d'Athens redistribue les cartes et se met en danger, notamment en ne misant pas toutes ses économies sur la voix de sa chanteuse mais plutôt sur une production fraîche et moderne que l'on croirait ficelée par Danger Mouse. Pari gagnant sur toute la ligne. (Jeff)

Flavien Berger

Leviathan

Quand j’écoute l’album de Flavien Berger, pensionnaire de l'exigeant label Pan European Recording, je m’imagine interviewer le Parisien. Ça donnerait un truc comme ça:

Moi: Flavien, ton album est constitué de 10 chansons pour la plupart trop longues et répétitives, sans qu’on puisse pourtant les associer à l’énergie de la techno ou du krautrock, notamment parce qu’on y décèle invariablement une volonté mélodique. Quant à tes textes, ils sont constitués de phrases qui ne veulent pas dire grand chose. Alors, une seule question me vient à l'esprit: pourquoi?

Lui: Parce que.

Voilà, Leviathan est un disque à l’image de son label: anti-conformiste et un peu branchouille, voire prétentieux dans sa façon de vouloir être pris au sérieux quand il se fout de notre gueule. Mais bon, c'est tellement bien foutu qu’on ne peut s’empêcher d’être intrigué. Au final, les moins bons morceaux ressemblent à du Sébastien Tellier, les autres à rien. Bien joué quand même. (Yann)

Lower Dens

Escape From Evil

Trois ans après le très réussi Nootropics, les Américains de Lower Dens poursuivent leur mue et assument définitivement leur côté pop. A ce titre, Escape From Evil est un parfait abécédaire du genre. Tout y est, de la pochette colorée juste ce qu'il faut aux morceaux parfaitement calibrés mais ultra efficaces - mention particulière à "To Die In L.A." et "Société Anonyme". Un album qui sent la plage, l'insouciance et les filtres Instagram. Le disque de ton été est sorti au printemps. (Maxime)

Mamaleek

Via Dolorosa

De Mamaleek on ne sait quasiment rien, si ce n’est qu’il s’agirait d’un duo de San Francisco formé par deux frères. C’est à peu près tout et c’est sans doute mieux ainsi tant la musique du groupe respire le mystère, l’étrangeté et la délicieuse sensation d’avancer à vue dans une forêt garnie de monuments dont l’âge nous serait inconnus. Catégoriser cette musique est une gageure à laquelle nous ne nous risquerons pas. Ce serait réduire une musique dont la puissance évocatrice n’a d’équivalent que le large champ d’action qu’elle couvre. On se contentera de souscrire à l’avis éclairé de Dan Barrett, des excellents Have a Nice Life: “This record is the best black metal I have heard in a long, long time. It’s one of the best albums I’ve heard in a long time, period. An absolute must-listen.” (Michaël)

The Cribs

For All My Sisters

La consistance discographique des Cribs a de quoi impressionner. Après avoir collaboré avec Edwyn Collins, Alex Kapranos (Franz Ferdinand) ou encore Johnny Marr (The Smiths), les frères Jarman reviennent avec un huitième album produit cette fois par Ric Ocasek (The Cars), sans que l'on puisse déceler des différences fondamentales par rapport à leurs deux derniers disques. Ni même avec les cinq premiers quand on y réfléchit bien. Bref, c'est toujours la même rengaine : des mélodies enfantines mais contagieuses, des riffs la plupart du temps joués dans les aigus, une basse en symbiose avec un jeu de batterie qui sert fidèlement les chansons et des refrains chantés en chœur avec cette morgue débonnaire qu'on entend depuis plus de dix ans maintenant. Pas de doute, les Cribs tiennent la formule. (Amaury L.)

Showstar

Showstar

Quand on voit l'effet de vase clos qui gangrène le rock wallon et quand on connaît un peu ses tendances dominantes, on sait pertinemment bien que défendre un groupe comme Showstar a autant d'effet que de se péter les cordes vocales dans le désert. Et c'est vraiment dommage car depuis deux albums les Hutois font de l'excellent boulot. Enregistré, mixé et produit à Londres par Rory Attwell (l’ex-Test Icicles reconverti en producteur pour les Vaccines ou Yuck), la bande au dandy discret Christophe Danthinne met ses couilles sur la table et produit un rock garanti sans effets de manche, mais à 100 % dans la sincérité des émotions. Songwriting tiré au cordeau, riffs finement ciselés et refrains efficaces, tout y est. Dommage que tout le monde s’en batte les steaks… (Jeff)

Boduf Songs

Stench of Exist

Si l’évocation des défunts Piano Magic hérisse quelques poils sur votre peau, voilà un album qui est fait pour vous. On y retrouve ce lyrisme introspectif, ce romantisme froid capable de chuchoter à l’oreille des amoureux des climats cotonneux et des apnées médicamenteuses. Mat Sweet pourrait aussi être un lointain cousin du regretté Nick Talbot que ça ne nous étonnerait qu’à moitié. Stench of Exist est un parfait résumé d’une œuvre déjà dense - huit LP en dix ans. On pourrait même y voir une certaine forme d’accomplissement tant l’on sent le sens du détail et le goût de la précision dans chaque beat, dans chaque ligne de basse pour un résultat dont seules les œuvres des grands solitaires sont capables. (Michaël)

Paon

Paon

Pas facile de se recycler quand on traîne derrière soi une image d'aimant à minettes nubiles. Pourtant, on tire notre chapeau à Benjamin Bla Bla lorsqu'on voit le résultat de sa dernière mue. Ex-membre des Tellers (l'équivalent belge des BB Brunes, dirons-nous), il a su s'entourer des bonnes personnes pour revenir sur le devant de la scène avec un projet collectif dont la première parade devrait séduire tous les amateurs de pop solaire. A l'instar de la pochette de l'album empruntée au Jardin des délices de Jérôme Bosch, on retrouve dans la musique de Paon une richesse chromatique et une belle diversité. Si on devait s'adonner à l'exercice de la comparaison, le lien avec ce que fait Portugal. The Man semble le plus évident. Morceau de choix : le petit bijou de composition "Cool Spot", dont l'orchestration riche se déploie par petits mouvements furtifs mais mémorables; bande son idéale pour un jogging nudiste dans le champ de blé de votre voisin Lééoooon. (Amaury L.)

Sameer Ahmad

Perdants Magnifiques

Le responsable promo du label Bad Cop Bad Cop a dû nous relancer une dizaine de fois avant qu'on ne finisse par écouter Perdants Magnifiques. Sans doute avait-il conscience de la qualité du produit. Nous par contre, on a mis des semaines avant de se rendre compte qu'on avait de l'or entre les oreilles. Il a d'abord fallu faire tourner son "Siwak" plus que de raison, puis trouver le temps de s'enfiler le reste du disque, pour au bout du compte y rester scotché. Perdants Magnifiques est avant tout un chouette portrait de son géniteur, amateur d'une musique à la fois nonchalante et profondément laidback. Le hic, c'est qu'on n'a pas assez de ces trente minutes pour contempler toute la force de sa prose racée, qui échappe à la pesanteur, et qui envoie balader une époque pessimiste. Un réel coup de cœur pour un rookie rafraîchissant. (Aurélien)

Logos & Mumdance

Proto

Le krav maga est un art martial israélien qui a pour ADN l’absorption de toutes les techniques de combat les plus badass pour faire un maximum de dégâts en un minimum de temps. Et tant pis si le style n'y est pas puisqu'à la fin l'assaillant baigne dans une mare de sang. Et Proto c'est un peu l'album krav maga de la musique électronique issu des cerveaux dérangés de Logos & Mumdance, deux zoulous qui officient sur Tectonic Recordings. Ici, on savait que cet album allait partir en couille, puisqu'entre le Fabriclive 80 de Mumdance qui démarre à l'horizontal ou le grime guerrier de Logos sur Cold Mission, tout était en place pour que ça détonne. Imaginez vous deux secondes du dubstep dévorant du gabber, s'appuyant sur des structures rythmiques de bass music et n'ayant pas peur de balancer du kick techno frontal. A gerber ? Sur le papier oui, mais les deux Anglais accouchent d'un ovni qui dépasse la pose arty d'un Untold ou d'un Objekt. Quand ces deux derniers semblent faire du tai chi comme des retraités dans un square, Logos et Mumdance se croient dans un tournoi de free fight. Proto ne fera que t'acculer dans un coin du ring pour placer des balayettes de salopes et te finir avec de vilains coups de coude dans la gueule. Plaisir d'offrir, joie de recevoir. (Bastien)

William Basinski

Cascade / The Deluge

William Basinski revient avec Cascade/The Deluge sur les terres qui l'ont rendu célèbre avec The Disintegration Loops : un piano joué en mineur, répété en boucle jusqu'à à la désintégration de ce motif. Simple comme bonjour me direz-vous, et on ne pourra pas vous donner totalement tort. Pourtant, sous cet aspect simple voire simpliste se cache toute la maîtrise et la puissance de l'œuvre de Basinski. L'ambient de l'Américain déroule ses 40 minutes de subtilité entre extase et mélancolie, et nous laisse le cœur en miettes. Périodes révolues, occasions manquées et bonheur disparu forment la toile de fond mentale de ces deux pièces qu'on aimerait voir s'étirer à l'infini. Loin de la sensiblerie que peuvent afficher parfois certaines plaques, ce diptyque s'éloigne du sentimentalisme gluant et fait partie des plus belles œuvres ambient de l'année. Rien d'étonnant là dedans quand on connait la carrière du bonhomme, en somme. (Bastien)

John T. Gast

Excerpts

Personne ne connaît John T. Gast. Son profil Discogs est aussi épais qu’un panini acheté dans un aéroport, et la seule chose qui puisse attirer notre attention sur cet inconnu est sa récente signature sur Planet Mu. Une signature qui attire l’œil, sans pour autant servir de carte d’identité valable pour nos oreilles. Tout simplement parce que Excerpts est en tous points étrange, inexplicable même pour les fondus de musique électronique : ce n’est pas de l’ambient, ni de la raw house, encore moins de la techno sombre, ou du hip-hop gangsta. C’est à la fois tout ça et rien de tout ça. Bref, c'est un disque qui ne marche que grâce à une formidable écriture, qui ne sacrifie rien sur l’autel de la narration. Kassem Mosse x Actress x Hype Williams. (Simon)

Marriages

Salome

Emma Ruth Rundle va finir par devenir une habituée de nos oubliés, puisqu’elle figurait déjà dans cette rubrique l’an dernier avec un premier album solo qui nous avait bien tapé dans l’œil. Marriages, le groupe qu’elle mène avec Greg Burns et Andrew Clinco, confirme ici les promesses contenues dans son premier EP. Et Salome d'enfoncer le clou : le single « Skin » est tout simplement un des meilleurs titres entendus cette année; « Salome » et « Love, Texas » sont quant à eux le genre de morceaux qui se dévoilent plus lentement sans pour autant être moins addictifs, et « Less Than » est peut être le meilleur titre signé par Jane’s Addiction et A Perfect Circle depuis leurs lointaines années de gloire. Bref, Salome réussit le pari d’assumer des influences très 90’s sans pourtant sonner anachronique ni dans ses morceaux, ni dans sa production. (Michaël)

The White Birch

The Weight of Spring

En 2015 dans la famille "retour inespéré de groupe au songwriting fragile", il n'y a pas que The Apartments. Revoilà The White Birch, projet que les gens qui écoutaient ce genre de musique dans les années 90 qualifiaient de slowcore, et aujourd'hui porté par le seul Ola Fløttum. The Weight Of Spring est le quatrième album du Norvégien, et il voit le jour après un hiatus de dix ans. Les instruments semblent emmitouflés dans une sacrée dose de coton pour un résultat lent, très lent, très beau également. (Maxime)