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Aline prend son temps
« Aline, c'est quatre garçons sous double influence. Anglaise pour les guitares, pop, tristes, carillonnantes et pleine d’énergie, sous haut patronage de la scène C86, de The Wake, des Smiths, des Pastels, des groupes de l’écurie Sarah records, et française pour ces textes simples et directs, naïfs et sans fioritures, chantés d’une voix évoquant parfois les Olivensteins ou l’élégance des Dogs. » Cette belle description ne vient pas de nous, mais d’un communiqué de presse qui nous a été transmis et qui résume finalement bien les intentions de ceux qui se faisaient appeler il y a peu Young Michelin.
Cela va faire un petit temps que les Français ont remporté le concours CQFD des Inrocks, et on commence à légèrement s’impatienter à force de ne pas entendre cet album qui se fait attendre. D’autant plus que le groupe était parti à New York avec le producteur Andy Chase pour y enregistrer quelques titres. Mais visiblement, les titres emmenés dans leur valises n’était pas suffisamment aboutis au moment de la session d’enregistrement offerte par les Inrocks, et le groupe n’a pas jugé bon utiliser ces enregistrements sur son album à venir. Au moins ils auront vu New York. Et forcément, on comprend dès lors un peu mieux les retards. Mais si tout va bien (cela veut notamment dire si le groupe dégotte un label), le premier album d’Aline devrait débarquer courant 2012. Un premier clip vient même jouer les éclaireurs. Ca s’appelle « Deux Hirondelles », et c’est chouette.
Skrillex + The Doors = Skrillex en fait
Franchement, taper sur Skrillex, sa vilaine peau, sa vilaine coiffure et sa vilaine musique, c’est vraiment facile. On s’y est encore récemment essayé dans nos indigestions de 2011, au grand dam de certains de nos lecteurs qui voyaient dans l’exercice un manque certain de classe. Alors on s’était dit que Skrillex, on allait s’en tamponner les coquillettes en 2012. Mais voilà, il faut croire que le mec le fait exprès. Non content de nous pourrir la vie avec son dubstep pour ados écervelés, gadjis en Ed Hardy et mandaïs de la première espèce, il faut maintenant que l’Américain aille nous chercher les trois membres survivants de The Doors, Robby Krieger, John Densmore et Ray Manzarek, pour nous pondre une nouvelle diarrhée sonore. Pire encore, le morceau en question est une soi-disant relecture du “Milestones” de Miles Davis, qui doit faire des putain de bonds dans sa tombe, le pauvre. Le morceau circule depuis quelques semaines maintenant, mais il est depuis peu accompagné d’une vidéo dans laquelle on comprend vite que la contribution des pauvres papys de The Doors s’est limitée à chipoter sur leurs instruments pendant que l’autre emmerdeur faisait hurler ses machines plus fort que tout le monde. Attention les oreilles:
Deux Fleet Foxes (et deux inconnus) deviennent Poor Moon
Le projet Poor Moon s'est monté il y a quatre ans mais a attendu le début de l'année 2012 pour véritablement décoller. Poor Moon c'est donc Christian Wargo et Casey Wescott - respectivement bassiste et claviériste au sein de Fleet Foxes - ainsi que Ian et Peter Murray, qui appartiennent aux moins connus The Christmas Cards. Et puis Poor Moon c'est une référence à la chanson du groupe Canned Heat, à qui le groupe n'a pas piqué d'idées de mélodies. Quoiqu'il en soit, c'est Sub Pop qui sortira le 27 mars le premier EP de la troupe, intitulé Illusion. Un premier extrait (au demeurant pas dégeulasse du tout) est d'ailleurs en écoute et au téléchargement via le widget ci-dessous. Suite au prochain épisode.
Dadub toujours plus haut
On n’a cessé de vous en parler en 2011 et nous revoilà encore en train de vous tenir le col pour vous rappeler que Stroboscopic Artefacts est l’un des tous grands labels de la sphère techno. Après les majestueux LP de Lucy et Xhin, et pas mal d’EPs d’une qualité irréprochable faisant intervenir notamment des patrons comme Perc ou Marcus Suckut, le label peut entrevoir l’avenir sereinement, notamment grâce à une de ses étoiles montantes, Dadub. Et si le duo italien cartonne tout ce qui bouge, c’est parce que sa fusion techno-dub/ambient/indus fonctionne à merveille, devenant rapidement un modèle du genre pour tout amateur qui se respecte.
Et comme on attend toujours avec autant d’impatience l’album, qui devrait être pour cette année quand on voit le rythme des sorties, on se réjouit pas mal de ce podcast composé pour la très bonne série Electronic Explorations. Une heure en compagnie des plus grands producteurs de techno/IDM/dubstep : Kode9, Ben Klock, Perc, Lucy, Surgeon, Alva Noto, Cyclo, Planetary Assault Systems, Sandwell District ou Regis (qui n’est jamais que la moitié de Sandwell District). Enorme sélection, qui nous conforte dans l’idée que ces deux ritals, et globalement tous ceux qu’héberge Stroboscopic Artefacts, sont hors de portée pour le moment. Et on ne va pas s’en plaindre.
Electronic Explorations 181 by Dadub
TRACKLIST:
01 - øe - Hatsuyuki / D Quant (Murmur Records)
02 - Kode9 - Sine [Hyperdub]
03 - Kode9 - 9 samurai [Hyperdub]
04 - Dadub - Mechanics Of Growth [Aquietbump]
05 - Jahcoozi - Watching You (Deadbeat Stalker Dub) [BPitch Control]
06 - Alva Noto - Uni Acronym feat. Anne-James Chaton [Raster Noton]
07 - Area Forty One - C.N.T.C.T. [Ann Aimee]
08 - Mokira - Time Track (Silent Servant Remix) [Kontra Music]
09 - Surgeon - Muggerscum Out (Perc Remix) [Soma]
10 - Cyclo. - id#01 [Raster Noton]
11 - Ben Klock - Gold Rush [Ostgut Ton]
12 - Female - Untitled (Regis Mix) [Sandwell District]
13 - Plaster - Double Conncection (Dadub Remix) [Kvitnu]
14 - Dadub - Beyond The Veil [Stroboscopic Artefacts]
15 - Andy Stott - New Ground [Modern Love]
16 - Dadub - Perseverance [Stroboscopic Artefacts]
17 - Dadub - Hadean [Stroboscopic Artefacts]
18 - Regis - Blinding Horses [Blackest Ever Black]
19 - Kevin Gorman - Caracole (Lucy Remix) [Mikrowave]
20 - Regis - Blood Witness [Blackest Ever Black]
21 - Planetary Assault System - Rip The Cut [Ostgut Ton]
22 - Sandwell District - Grey Cut Out [Sandwell District]
23 - Surgeon - Those Who Do Not [Dynamic Tension]
24 - Lucy - Why Don't You Change [Stroboscopic Artefacts]
25 - øe - Charm (Extract From Krake Festival2011) [Unreleased]
The Prodigy, greatest dance act of all time selon Mixmag
Certes, Mixmag n’est pas toujours synonyme de bon goût ou de choix judicieux, mais le magazine anglais reste quand même une référence en matière de musiques électroniques. Alors quand il se lance la mission un peu utopique d’élire le « greatest dance act of all time », on regarde quand même à quoi ressemble le palmarès, qui a été défini par les lecteurs et fans du magazine lors d’un grand sondage qui a duré plus de quatre mois. Et cela donne un podium où Prodigy occupe la plus haute marche, talonné par Daft Punk et les Chemical Brothers. Un top finalement sans grandes surprises, et qui récompense un groupe qui était au sommet de son art à la fin des années 90, mais qui aujourd’hui donne surtout l’impression de recycler ses vieilles idées pour le plus grand bonheur d’ados boutonneux à la recherche de « cheap thrills ». Un constat qui s’applique également aux Chemical Brothers, même s’il convient d’enlever le facteur « jeunes » de l’équation. Quant à Daft Punk, on ne peut s’empêcher de penser que si le duo français était un peu plus présent médiatiquement et scèniquement, il aurait atomisé la concurrence. Et plus globalement, ce classement de Mixmag consacre trois groupes dont la capacité à avoir fédéré en leur temps amateurs de rock et de musique électronique (et croyez-nous, en 1995, ce n'était pas gagné) fut pour le moins impressionnante et marqua le début d'une époque où tout allait pouvoir se mélanger avec n'importe quoi sans que personne n'ait rien à y redire.
Bref, à toutes fins utiles, on vous refile le top 20. Vous en faites ce que vous voulez.
1. The Prodigy
2. Daft Punk
3. The Chemical Brothers
4. Faithless
5. Deadmau5
6. Plastikman
7. Underworld
8. Fatboy Slim
9. Orbital
10. Moby
11. Leftfield
12. Kraftwerk
13. Pendulum
14. Depeche Mode
15. Justice
16. Basement Jaxx
17. Groove Armada
18. The Shamen
19. Above & Beyond
20. The KLF
WTF: le producteur Swizz Beatz à la tête de Megaupload
Vous vous en rappelez certainement, il y a quelques semaines, le site Megaupload s’était fendu d’une vidéo assez hallucinante dans laquelle on voyait une belle brochette de stars, dont Kanye West, Lil Jon ou Will.I.Am, faire la promotion d’un service notoirement connu pour être l’un des principaux vecteurs du piratage de l’industrie mondiale de l’entertainement. Coût du projet ? 3 millions de dollars quand même, ce qui en dit long sur la rentabilité du service basé à Hong Kong et créé par un certain Kim Schmitz, un hacker teuton reconverti en entrepreneur. Mais plus fou encore, on apprend maintenant que le PDG de Megaupload n’est autre que Kasseem Dean, un producteur hip hop américain mieux connu sous le nom de Swizz Beatz. Et on comprend tout de suite mieux la présence des stars susmentionnée dans la vidéo qui a fait hurler les labels des intéressés.
Si la page Wikipedia du mari d’Alicia Keys ne mentionne nullement cette activité (ben tiens...), celle de Megaupload y fait bel et bien référence. Et même si Megaupload dit vouloir révolutionner l’industrie du divertissement en créant un empire du filesharing financé par la publicité (qui rémunérerait au passage les artistes), on a du mal à voir se projet se concrétiser, tant celui-ci est juteux dans sa forme actuelle et pourra toujours bénéficier du vide juridique dans de nombreux pays pour faire en sorte que la petite entreprise de Kim Schmitz ne connaisse jamais la crise. De plus, il est carrément hallucinant de voir un mec comme Swizz Beatz, auteur de quelques tubes ayant certainement pâti du téléchargement illégal, se retrouver à la tête d’une boîte comme Megaupload.
Les mauvaises langues diront que sa carrière de producteur et d’artiste solo prenant lentement mais sûrement du plomb dans l’aile, la décision de Swizz Beatz de rejoindre Megaupload était sûrement très judicieuse, il n’en reste pas moins que ce genre de rapprochement pose énormément de questions sur le regard que porte certains poids lourds de l’industrie sur leur art et la manière d’en vivre…
Azealia Banks signe chez Universal et balance un nouveau single
Nouvelle "it girl"de la blogosphère, Azealia Banks a toujours clamé haut et fort son indépendance. Espérons juste que celle-ci ne finisse pas aux oubliettes suite à sa signature avec Universal Music, une maison pas vraiment connue pour toujours laisser une pleine liberté aux artistes. En tout cas, pour le moment, l'Américaine s'amuse comme une gamine et surfe sur le succès monstre généré par son titre "212" et s'amuse avec le producteur Machinedrum, qui lui a offert son beat "SXLND" (un titre qui sample Aaliyah) sur lequel elle est venue poser son flow léger et acidulé. L'album, produit par Paul Epworth, est prévu pour le mois de mai ou de juin, ce qui veut dire que d'ici là, on a certainement pas fini d'entendre parler d'Azealia Banks.
Monolake et les fantômes
C’est peut être la plus grosse nouvelle en matière de musique électronique depuis la rentrée : Robert Henke est prêt à nous dévoiler son nouveau LP. Que dire sinon que Monolake, et globalement tous les travaux de Robert Henke, demeurent parmi les meilleurs de la décennie en matière de techno, d’ambient et d’électro-acoustique. Aux frontières de la musique de club et des expérimentations plus que sérieuses, l’Allemand a toujours été considéré comme l’un des meilleurs compositeurs de son temps. On se souvient d’ailleurs de Silence sorti en 2009, véritable manuel de spatialisation sonore et de techno-dub perchée. Robert Henke reviendra donc le 27 février avec son successeur sous le bras, un dénommé Ghost, qui laisse déjà rêveur quand on se prend à écouter la preview disponible plus bas. Et profitez-en également pour vous imprégner de l’histoire de ce nouveau long format, les références ne manquent pas sur le site officiel. On vous laisse donc en compagnie des premiers extraits de ce qui sera sûrement un des disques référence de cette année électronique.
A1 - 01 Ghosts
A2 - 02 Toku
A3 - 03 Afterglow
B1 - 04 Hitting the Surface
B2 - 05 Discontinuity
B3 - 06 The Existence of Time
C1 - 07 Phenomenon
C2 - 08 Unstable Matter
D1 - 09 Lilith
D2 - 10 Aligning the Daemon
D3 - 11 Foreign Object
Lana Del Rey, chair à remixes
Fin du mois, Lana Del Rey sortira son premier album, et tout ce que l’on espère, c’est que son contenu sera un peu supérieur à sa prestation pas bien convaincante sur le plateau de Saturday Night Live samedi dernier. Et si quelques titres commencent à filtrer (à l’image du plutôt chouette « National Anthem » qui a brièvement fait son apparition sur Internet pour en être retiré aussi sec), les remixeurs de tous poils s’en donnent à cœur joie avec ce qu’ils ont à leur disposition. Et il y en a pour tous les goûts. Pour des résultats dont la qualité a tendance à pas mal varier.
Ainsi, si on parle énormément ces dernières heures des très bonnes relectures qu’ont réalisé le Frenchie Woodkid et le chaud bouillant Clams Casino pour la version officielle du single « Born To Die », on en oublierait presque que d’autres producteurs (certains connus, d’autres beaucoup moins) se sont aussi essayé au remix de Lana Del Rey. Et à ce petit jeu, on retient surtout le travail de l’inconnu Leo Zero qui, dans une veine nu-disco qui prend le temps de monter au crâne, fait instantanément mouche ; celui de Gucci Vump (aka Brodinski et une moitié de The Shoes) ; ou celui de notre Goûte Mes Mixeurs Lil Silva. Tous ces titres se trouvent évidemment sur Soundcloud, et on s'est dit que ça vous ferait plaisir de vous enfiler tout ça d'une traite.
Lana Del Rey - Born To Die [Clams Casino Remix] by PurplePR
Lana Del Rey - Born To Die [Woodkid Remix] by PurplePR
Lana Del Rey - Born to Die (Leo Zero Remix) by P5757575757575
Lana Del Rey - Born to Die (Gucci Vump Remix) by P5757575757575
Lana Del Rey - Born to Die (Lil Silva Remix) by P5757575757575
Piège de freestyle, clap deuxième
Il y a quelques semaines, on vous parlait du lancement de la très chouette série Piège de freestyle, dont le but est de laisser quelques MCs du cru s’exprimer en rimes sur l’actualité du moment. Après un excellent premier épisode sur le thème de la désinformation où on retrouvait notamment le trop rare Dabaaz (il paraît qu’il nous prépare un EP), c’est cette fois la fin du monde annoncée par les Mayas qui est commentée par des gens comme Rimcash, Greg Frite ou ce bon vieux Oxmo Puccino. On aime toujours autant le concept et on attend déjà le troisième épisode avec impatience.












