Zomby, une productivité qui ne connaît pas de limites

Zomby, une productivité qui ne connaît pas de limites

par Aurélien  |   le 15-04-2012

Zomby a souvent eu l'occasion de nous prouver que quand il s'agit de parler grime ou drum & bass, ce n'est pas à lui qu'on va la faire: en effet, l'auteur du fulgurant Dedication compte à son actif un chouette nombre de titres jamais parus surfant sur ces amours de jeunesse - et probablement trop personnels pour faire l'objet d'une sortie réelle. Tenons pour exemple ce puissant minimix de dix minutes où le bougre balançait quelques prods dans la plus pure tradition des beats de l'incontournable Wiley. Attention, c'est lourd.

Et s'il y a bien autre chose que l'Anglais a tenté (en vain) de nous faire oublier depuis la sortie de son EP Nothing - qui figurait par ailleurs dans notre top EPs de l'an dernier - c'est que sa productivité ne connaît pas de limites dès lors qu'il s'agit de faire du son dans la veine de ses idoles. Ainsi, en début de mois, on a pu voir fleurir sur YouTube un beau paquet d'exclusivités qui causent à la fois D&B et grime - à l'image notamment de ce "Digital Seance", hommage très mal dissimulé au "Ice Rink" de l'Eski-Boy déjà évoqué plus haut mais véritable bombinette d'efficacité qui ramène à ce que le genre Anglais à craché de plus vicieux et spontané il y a de ça une dizaine d'années.

A quoi s'ajoute aussi "Zodiac", bon petit banger jungle à l'ancienne qui ne révolutionne rien mais qui fera probablement son petit effet chez les anciennes têtes qui, à l'instar de notre mort-vivant préféré, ont vu naître le genre il y a une vingtaine d'années.

Quelques autres unreleased sont également écoutables sur cette page Youtube, dans le droit fil de ces deux pistes qui jouent à fond la carte de l'hommage nostalgique et du fan-service en béton. Pas de quoi annoncer quelque chose de concret avant un petit moment donc, mais avec ça, on a la certitude que Zomby risque de lâcher un beau paquet de sons tout au long de cette année. On espère au bout du chemin un troisième album; mais pour l'heure vu le calibre des pistes larguées, on saura s'en contenter et prendre notre mal en patience.