Les températures montent, notre amour pour la discographie de Larry June aussi

Les températures montent, notre amour pour la discographie de Larry June aussi

par Aurélien  |   le 21-05-2019

Des fois, on a juste besoin de déconnecter. Alors on embarque avec sa meuf pour la Californie, on se déconnecte des réseaux sociaux et on loue une caisse histoire d'avaler un maximum de bornes et de se vider le crâne. L'adaptation n'est pas simple, mais souvent, la musique aide beaucoup à oublier le décalage horaire. On en profite alors pour revisiter le back catalogue des locaux de l'étape (Toro Y Moi ou Nate Dogg <3), et puis comme on est curieux, on s'intéresse aussi aux outsiders. Un nom en particulier à retenu notre attention lors de notre périple : Larry June, musicien de Frisco qu'on a notamment pu croiser chez les rappeurs affiliés au HBK Gang (le collectif d'Iamsu!), avec Dom Kennedy ou encore Polyester The Saint. Que du beau monde.

Si tu connais un peu les quelques noms balancés plus haut, le programme ne te surprendra pas : amateur de rap qui sent la testostérone et la poudre à canon, passe ton chemin. Par contre, si tu es du genre à apprécier les flows un peu feignants, soutenus par des prods qui sentent bon la gomme qui glisse sur le bitume (l'école Curren$y en gros), alors tu seras ravi. Surtout qu'en bon rookie, le Californien a encore tout à prouver et fourbit ses armes en sortant régulièrement de sa zone de confort, adaptant son flow en fonction de l'humeur du moment. Son dernier effort en date remonte à vendredi dernier, et c'est ce diable de Lex Luger qui est à la production, histoire d'amener l'orage sur la baie de San Francisco.

Pour autant, on le confesse : il peut se la jouer bad guy, mais on le préfère mielleux, posé et en phase avec cette tranquillité qui irradie sa ville. Ainsi, pour te permettre de découvrir la facette que l'on préfère du bougre, on ne saurait trop te recommander The Port Of San Francisco, album de neuf titres dont la concision n'a d'égal que l'extrême douceur qui s'en dégage. Et ici, it's all about the vibe : il suffit de se laisser bercer par la voix grave du rappeur de la Bay Area, et séduire par des choix de production rafraîchissants. Avec les températures qui remontent tout doucement, il faut user et abuser de la musique de cet amoureux des fruits frais et des plantes hallucinogènes, et attendre le prochain projet du rappeur qui devrait être produit par Cardo, qui n'est autre que le meilleur descendant de Warren G en activité. On a hâte.