Le Recyclart menacé de fermeture?

par Jeff  |  le 06-12-2017

A l'heure où l'on écrit ces lignes, le sort du Recyclart n'est pas encore scellé, mais le ciel s'est quelque peu assombri pour la salle bruxelloise.

En effet, il faut savoir que celle-ci est située sous la gare de Bruxelles-Chapelle, sur la jonction Nord-Midi, entre la Gare Centrale et la Gare du Midi donc. Et vu l'importance de ce nœud stratégique pour le gestionnaire du réseau Infrabel, celui-ci exigerait de complexes travaux de la part du Recyclart histoire que des soucis comme ceux qu'a connu la salle l'été dernier (l'incendie de cabanes) ne paralysent un trafic qui a déjà toutes les peines du monde à tenir le coup dans des circonstances normales.

Et donc, pour répondre à des normes incendies plus strictes (en gros, le feu doit pouvoir brûler pendant deux heures avant d'endommager les structures ferroviaires), il faudrait que la salle se dote d'un système de type "box in the box". Problème: il faudrait environ 4 années de travaux pour que celui-ci deviennent une réalité. Et forcément, à l'heure où Recyclart et SNCB doivent renégocier l'accord qui les unit (et arrive à échéance à la fin de l'année), ça coince, et pas qu'un peu.

Du côte d'Infrabel, on dit au micro de Bruzz "ne rien avoir contre le Recyclart", mais on ajoute aussi que "la sécurité est primordiale". Toujours selon le média flamand bruxellois, il semblerait que ces fameux travaux aient été exigées dès 2013 à l'ASBL (sous tutelle de la ville de Bruxelles), et que des modifications aient été apportées aux installations. Ceci étant, celles-ci semblent insuffisantes en regard des conditions fixées dans la convention qui régit les relations entre Infrabel et le Recyclart. Du côté de la ville de Bruxelles, on annonce que l'on fera tout ce qui est possible pour soutenir le Recyclart, mais on imagine que quand il faudra mettre la main au portefeuille, ça risque d'être autre chose.

En tout cas, alors que le Magasin 4 et le Barlok semblent eux aussi menacés de fermeture ou de délocalisation, c'est la culture underground bruxelloise qui en prend pour son matricule en 2017.