Lucio Battisti est enfin streamable, et c'est de très loin la meilleure nouvelle de la semaine

Lucio Battisti est enfin streamable, et c'est de très loin la meilleure nouvelle de la semaine

par Aurélien  |   le 02-10-2019

Jusqu'alors grand absent des sites de streaming, le répertoire du génial Lucio Battisti nous a valu quelques coups de pression lorsqu'on tapait son nom dans la barre de recherche : les jours de chance, on pouvait tomber sur un best of qui disparaissait aussi vite qu'il était apparu ; les jours de malchance, on pouvait tomber sur des versions karaoké ou des reprises bâclées de "Il Veliero" ou "Ancora Tu".

Bref, rien ne nous permettait de plonger tête la première dans l'œuvre de ce monument de la chanson italienne, lui qu'on a par exemple pu (re)découvrir à l'occasion de la réédition de l'excellent Amore e non amore par Light In The Attic quelques années plus tôt. C'était là un petit bijou de pop ritale qui n'est finalement qu'une pépite parmi tant d'autres dans un répertoire qui n'est pas sans rappeler l'œuvre de Serge Gainsbourg pour ses arrangements riches, ses textes poétiques, ses envies de tout essayer et son écriture qui n'a pas pris une ride malgré les décennies.

 

L'attente est désormais officiellement terminée : depuis le début de la semaine, on peut désormais se régaler avec une petite douzaine d'albums de l'Italien en libre écoute sur les principales plateformes. Bref, pas tout à fait l'intégralité de son catalogue, mais bien la partie la plus importante : les albums qui ont fait leur apparition couvrent ses collaborations avec Giulio Rapetti dit Mogol, son parolier historique. Ensemble, ils ont accouché d'une volée de disques solaires, romantiques, et emplis de ce charme typiquement italien qui disparaîtra lorsque Mogol cédera sa place à Grazia Veronese, alors épouse de Battisti, puis Pasquale Panella.

Inutile donc de vous faire prier : on vous invite à rentrer de plain-pied dans l'automne en compagnie de mélodies tirées au cordeau et hantées par ce spleen typiquement transalpin. Et vu la quantité de belles choses à digérer, vous aurez largement de quoi tenir jusqu'au retour des beaux jours, où vous aurez comme par hasard une envie folle d'aller traîner avec votre moitié du côté de Bologne ou Cagliari. Et si vous ne savez pas par où commencer, on vous conseille Lucio Battisti, la batteria, il contrabbasso eccetera, qui est peut-être l'album le plus parfaitement imparfait de Lucio Battisti.