Hyperdub célèbre la chiptune sur sa nouvelle compilation

Hyperdub célèbre la chiptune sur sa nouvelle compilation

par Aurélien  |   le 20-11-2017

On a du mal à vous dire que Diggin' In The Carts, l'émission de la RBMA consacrée à la musique de jeux vidéos, ressemble à autre chose qu'un truc de geeks. Pourtant, il faut rendre à César ce qui lui appartient: par le choix pertinent de ses intervenants, ses sujets complets et ses playlists exigeantes, la web-série de Nick Dwyer marque beaucoup de points: pour son approche très didactique de cette musique, mais aussi pour la nostalgie que peuvent inspirer les jeux choisis, qui ramènent à une époque un peu révolue où une partie de console n'impliquait pas un rendez-vous à heure fixe derrière son écran. Bref, si vous n'avez jamais eu l'occasion de vous plonger sur cette émission, foncez, en plus le dernier numéro fait intervenir ni plus ni moins que Teki Latex. Et quand on sait comme le Parisien est fondu de jeux vidéos, ça vaut le détour.

Si on vous parle de l'émission de la RBMA, ce n'est évidemment pas anodin: désireux d'inviter Kode9 dans l'une de ses émissions, Nick Dwyer s'est vu répondre de la plus belle des manières par le boss d'Hyperdub, qui lui a carrément proposé de lui dédier une compilation. Rien de moins normal venant de Steve Goodman, qui a toujours reconnu une fascination sans bornes pour cette musique qui, aussi limitée soit elle, a procuré bien des émotions aux joueurs. D'ailleurs, la structure anglaise n'avait pas hésité a miser un beau paquet de billets sur la chiptune (comprendre la musique 8bit/16bit) en sortant des disques de Zomby, Joker ou encore Quarta 330 - qui avait d'ailleurs offert un remix très "boss de fin" au "9 Samurai" de Kode9.



Cette compilation est écoutable depuis vendredi dernier, et serial gamer ou non, le résultat est à la hauteur des espérances: comme son nom l'indique, ça va chercher les mélodies perdues dans les plus obscures OST de jeux vidéos. Tout ça pour offrir à l'auditeur un voyage passionnant aux frontières des polyphonies digitales proposées par les consoles de l'époque. Et si l'on pouvait craindre les limites proposées par ce genre d'exercice, il faut bien admettre que c'est passionnant. Mieux encore: ça donne envie de réinvestir dans une Super NES, alors que Noël se rapproche dangereusement et que Madame n'a toujours pas la moindre idée de ce qu'elle peut vous placer sous le sapin. Bref, c'est chaudement recommandé par vos nerds sûrs, et en plus la cover défonce.