Squid

cuisiné par Antoine G le 12 mai 2021 | publié le 23 mai 2021

Quelle époque étrange nous vivons. Qui aurait cru, il y a quelques années, qu’un groupe d’art rock pourrait susciter une telle hype ? C’est pourtant ce que réussit Squid. Mieux encore : leur premier album, Bright Green Field, sorti le 7 mai dernier sur Warp, a prouvé que tout ce bruit était justifié. Quelques rares longueurs ne suffisent pas à entamer notre enthousiasme face à l’énergie dégagée, le rythme dingue, et la production impeccable de l’incontournable Dan Carey.

Pour tenter de comprendre ce petit miracle, nous avons rencontré les deux guitaristes du groupe, Louis Borlase et Anton Pearson. Et rien que leurs fenêtres Zoom donnent une idée de la complémentarité de la bande. Le premier, assis dans son canapé, avait plusieurs tableaux accrochés derrière lui, tandis que la webcam du second laissait à peine voir le mur de sa chambre. Louis parle d’un ton posé, presque docte, tandis qu’Anton est plus traînant, peut-être pas encore réveillé (l’interview se passe à 9h du matin, chez eux). Maintenant que le décor est posé, place à des échanges aussi pointus que leur musique.

GMD : Tout d’abord, pourquoi avoir choisi de signer avec Warp ?

Louis : On discutait avec plusieurs labels, et on était donc dans une position plutôt confortable, on pouvait vraiment faire attention aux implications de chaque scénario. Concernant Warp, on avait tous la sensation que leur éthique en tant qu’organisation et communauté était similaire à la nôtre. C’était assez clair durant nos discussions avec Steve [Beckett, cofondateur du label, NDLR]. Ils s’intéressent à une musique qui va au-delà des attentes de style. On s’est rencontrés quelques fois, Steve est venu à nos concerts, et on a discuté musique d'une manière très agréable. Au final, on a senti que c’était la bonne décision à prendre.

GMD : Warp a une identité marquée, orientée vers l’électronique, même si vous n’êtes pas le premier groupe de rock qu’ils signent. Quelque part, cette identité déteint sur la vôtre. Était-ce conscient ? Y avait-il une sorte de message envoyé ?

Anton : Le plus important, c’était l’environnement de travail qui, selon nous, permettrait de soutenir ce qu’on voulait faire le mieux. On n’a pas tellement pensé au message que ça enverrait. Je ne sais pas si ça intéresse tant de monde. Mais ça reste agréable d’être sur un label dont on sent l’authenticité, et qui n’est pas forcément celui qu'on s’attendrait à nous voir rejoindre.

Louis : Je comprends ce que tu veux dire, les gens se familiarisent avec un label, avec ses choix musicaux. Peut-être que ça devient un implicite, au fil des ans. Mais si tu regardes des groupes comme Broadcast, ou plus récemment Stereolab, tu réalises que ce n’est pas du tout une question de style. C’est une question de groupe de personnes à un endroit donné, à un moment donné, avec un groupe d’artistes donné. J’espère que notre musique va être bien reçue, parce qu’on était très intéressés par l’expérimentation et les sonorités électroniques, même avant de former le groupe. Et c’est par coïncidence, quelque part, qu’on s’est retrouvés sur ce label.

GMD : Vous aviez aussi discuté avec Speedy Wunderground ?

Anton : On ne va pas forcément parler de tous les labels avec qui on a parlé. Mais on a fait cet EP avec eux, qui était très bien. L’équipe était super, le travail de relation presse aussi.

Louis : On travaille toujours avec eux, d’une certaine manière. Pas forcément sur le côté label. Mais Dan, Lex son ingé son, et les attachés de presse, tous ces gens restent dans notre entourage. Parce que le plus important, ça reste la musique. Si un groupe sort un disque sur Speedy Wunderground puis signe avec un autre label, ils resteront impliqués. Et je pense que c’est important.

GMD : Dan Carey semble important pour le son du groupe. Quel rôle a-t-il joué, précisément ?

Anton : Les morceaux étaient pratiquement finis avant qu’on ne commence à enregistrer avec lui. On n’avait pas vraiment le temps de s’amuser avec les structures des morceaux, de les réécrire. Dan a surtout capté cette énergie avec des prises en live. On a fait ces prises la première semaine, pour ensuite leur donner forme et expérimenter avec les sons, en compagnie de Dan. C’est comme ça qu’une grosse partie de l’album a été créée.

GMD : Quel type d’expérimentations ?

Anton : Beaucoup de choses. Toujours essayer des sons différents, des réglages de guitare différents, des instruments différents, d’autres synthés… C’est devenu assez bordélique. Dan est assez impulsif, dans le bon sens du terme. Il va très vite avoir des idées, déplacer des objets dans le studio. Par exemple il a fait pendre une corde en métal du plafond, et Arthur [Leadbetter, le claviériste, NDLR] l’a frappée avec un bâton pendant un long moment, peut-être une heure. C’était toujours des choses de ce genre.

GMD : Pour arriver à un tel niveau de densité, vous avez travaillé par couches successives de sons ?

Louis : Tout à fait. Comme Anton disait, tous les morceaux sur le disque sont des prises live, en général la deuxième ou troisième prise. On voulait vraiment qu’il y ait quelques petites erreurs ici et là, et privilégier une prise avec des erreurs plutôt qu’une autre qui serait parfaite, mais perdrait ce sentiment d’urgence. Et après ça, c’est comme tu l’as dit : on a ajouté beaucoup de couches, d’une façon additive, maximaliste. Enfin, une fois qu’on sentait ce que devait être la texture de cette musique, de ce chaos sonore, on essayait de se concentrer au maximum sur le processus de réduction, quitte à parfois passer plus de temps sur cette réduction que sur l’addition de départ. On essayait de prendre du recul, pour vraiment sentir ce qui devait rester ou non. J’aime beaucoup cette façon de travailler, parce qu’elle permet de garder une excitation très enfantine, à essayer des tonnes de choses sans limites, sans filtre. Et ça encourage aussi à prendre du temps en groupe, se poser des questions, s’écouter mutuellement, et rester ouvert à l’idée que mon idée ou celle d’un autre n’a pas forcément besoin d’être là. Au fond, je pense qu’enlever des choses a plus d’importance qu’en ajouter, pour nous.

GMD : Vous dites souvent que tous les membres du groupe sont à égalité, qu’est-ce que cela implique, concrètement ?

Anton : Ça veut tout simplement dire que quand on écrit de la musique, on le fait tous ensemble, et personne ne finit un morceau seul de son côté. Après, c’est bien de faire sa part de travail chez soi, mais personne ne cherche à écrire tous les morceaux, ou finir ceux sur lesquels on a déjà travaillé. Ce qui veut dire que tout le monde a le même pouvoir de décision sur tous les morceaux, et on ne se demande jamais vraiment qui a trouvé les idées. Ça ne fait aucune différence. On a tous beaucoup de respect les uns pour les autres, en tant que musiciens, et on sent que le tout vaut plus que la somme des parties.

GMD : Donc ça veut dire parfois se réfréner pour être sûr que la totalité du groupe avance à la même vitesse ?

Louis : Oui, mais on n’a jamais besoin de se le dire directement. C’est la seule façon de travailler qu’on ait eue, donc c’est très automatique. À chaque fois ou presque, quelqu’un amène une idée musicale, et on jamme ensemble jusqu’à en faire un morceau. Et après, c’est du 50/50 pour savoir si on publie ce morceau ou non, sur un single ou un album. Mais ça ne veut pas dire que le morceau qu’on rejette avait moins de valeur, parce qu’à partir de l’idée de quelqu’un d’autre, on peut trouver la meilleure ligne de basse du monde, par exemple. Il n’y a pas d’attente de résultat, ce n’est pas du tout une méritocratie. C’est très important de s’en souvenir, parce qu’il y a toujours des moments où on se sent un peu étouffé, entravé, et je pense que travailler comme ça donne le temps et l’espace de revenir à son meilleur niveau. En fait, jusqu’à récemment, on n’imaginait même pas qu’il y ait une autre méthode.

GMD : Est-ce que ça veut dire qu’il faut aussi faire des compromis ?

Anton : Bien sûr. On s’écoute toujours mutuellement, et parfois quelqu’un pense une chose, et trois autres pensent le contraire. Donc on écoute les trois personnes. On discute de nos idées, on tente des choses. Et en général, on finit par tomber d’accord.

Louis : Il y aurait beaucoup de mauvaise musique si on tombait d’accord sur tout. Parfois, les idées jaillissent avant d’être pleinement comprises. Et parfois, on peut être très excité par quelque chose sans que ce soit l’idée du siècle. Donc on a eu beaucoup de désaccords, et j’en suis très heureux. Certaines choses viennent très naturellement, et d’autres prennent des mois pour être finies. Mais c’est ce qu’on aime faire.

GMD : Pour revenir à la musique, on vit en ce moment un fort revival du post-punk, à la Talking Heads, ou Gang Of Four, ou d’autres encore. Comment parvenir à y injecter quelque chose de nouveau ?

Louis : Je ne pense pas qu’on essaye activement de créer quelque chose de nouveau. Pour nous, la réponse est dans la musique, et ce qu’elle fait ressentir. Si on travaillait sur quelque chose qui sonne comme un pastiche, avec le son des Talking Heads, ou le solo de guitare de Pixies, ce serait des choses qui ont déjà été faites, et très bien faites, à plusieurs reprises. Parfois, pour un morceau ou un moment précis, on va éventuellement se servir d’un groupe comme référence, pour mieux comprendre ce qu’on fait. Par exemple, on a sorti « The Cleaner », il y a quelques années, avec une section qu’on avait appelée « le moment My Bloody Valentine ». Ça nous a aidés, et Dan aussi. J’aime la musique de Talking Heads, Joy Division ou Tom Tom Club, et on y trouve une influence. Mais juste recréer ça, ou essayer d’aborder leur style autrement, ce n’est pas notre objectif. Pour ce qui est de créer quelque chose de nouveau, cela vient simplement du fait qu’on est cinq personnes différentes, qui écoutent différents styles de musique. Et nous avons fait en sorte que nos goûts et intérêts séparés nourrissent notre propre style, qui est, on l’espère, plus unique.

GMD : Comme vous le notiez dans une interview pour le NME, beaucoup de groupes indés se classent très bien dans les charts anglais, dernièrement. Comment expliqueriez-vous ça ?

Anton : Peut-être que c’est une envie de soutenir les artistes indépendants en ce moment, par rapport aux difficultés qu’ils ont dernièrement. Ce n’est pas la première fois que les indépendants se portent bien. C’est juste la première fois depuis quelques années. Ou peut-être que les gens écoutent plus d’albums parce qu’ils ont plus de temps en ce moment.

Louis : Au Royaume-Uni, depuis les 15-20 dernières années, il y a eu une succession de déceptions sur le plan politique, en particulier chez les jeunes. On peut comparer ça aux années 70 et le punk. Le mouvement était une réaction contre les générations précédentes. Avec notre population vieillissante, la hausse du vote conservateur et ses conséquences, je me demande s’il n’y a pas de plus en plus de raisons pour les jeunes de trouver un terrain d’entente sur la manière de s’exprimer. Et il est possible que ce processus amène une plus grande attention envers les artistes, organismes et labels indépendants. Quand tu es déçu par la société et le monde, tu cherches de suite un autre endroit où tu te sens plus validé. Et quand tu entends une musique qui te ressemble, à travers les paroles, ou l’explosion d’une énergie, d’une colère, tu as de suite l’impression que quelqu’un partage ton point de vue. Comme disait Anton, ce n’est pas nouveau, mais ça revient.

GMD : Que pensez-vous exprimer politiquement, dans votre musique ?

Anton : On n’a pas de drapeau, de direction politique claire et partagée. On n’écrit pas explicitement à propos de problèmes ou événements politiques. Donc on n’a pas de réponse directe. Mais on partage beaucoup de choses, qu’on explore à travers notre musique. La joie de créer de l’art ensemble est déjà politique, d’une certaine manière. Une célébration de la création collaborative, et de l’accueil de cultures au-delà de la nôtre. Après, il y a aussi des thèmes plus explicites, comme la santé mentale, l’importance de se soucier des autres. Et puis des thématiques environnementales, qui traversent tout l’album. J’imagine que c’est lié à la santé mentale, puisque l’anxiété climatique est de plus en plus présente. Donc il y a plusieurs choses, oui. Je pense que c’est parce qu’on est très amis. On partage beaucoup de croyances fondamentales, au cœur de nos personnalités. Donc on ne ressent pas trop le besoin d’en parler entre nous. On est tous inquiets du changement climatique, du Brexit et ses conséquences, on est pro-immigration, pro-réfugiés, ce genre de choses. Donc ça existe déjà comme une base implicite de nos interactions. Et à partir de là, on explore différentes voies.

GMD : Il y a une idée d’empowerment aussi dans votre musique, une volonté de connecter, rassembler les gens autour de votre musique ?

Louis : Pour répondre d’une manière détournée, on essaie, avec tout ce qu’a dit Anton en tête, de faire de notre musique une plateforme où les auditeurs peuvent s’identifier, démarrer des discussions autour de la société et l’environnement. Pour nous, ce genre d’échange individuel et psychologique, autour de la musique est peut-être le plus important. Et on a plus de contrôle sur ça. À travers l’écriture et l’interprétation de chansons, on peut imaginer chaque auditeur comme un individu, puis, avec les multiples couches de son, changer son environnement d’écoute, changer sa relation avec sa propre psyché. C’est ce qu’on essaie d’explorer.

GMD : Il y a une inspiration de la science-fiction qui sous-tend l’album. Comment cela a-t-il influencé la création du disque ?

Louis : C’est intéressant d’aborder ce sujet après celui de la politique. Parce qu’on ne partage pas exactement les mêmes idées politiques, mais quand on explore des idées de politique environnementale, de société dans son ensemble, on laisse ça de côté pour aborder d’autres influences, comme la science-fiction et les documentaires. Beaucoup de livres nous ont inspirés, y compris de non fiction. Et à côté de ça, le documentaire en tant qu’approche de la création de films nous stimule beaucoup [l’un des morceaux du disque s’appelle « Documentary Filmmaker », NDLR]. Avec cette question, largement explorée, du documentaire comme fiction, et la manière dont on trace la ligne entre les deux. (Un message d’erreur Zoom interrompt sa réflexion, puis il reprend) Donc oui, beaucoup de films, qui, pour la première fois, ont une influence sur l’album, et pas mal de films. On était intéressés par le concept de science-fiction du dérangeant, de l’étrange ; quand on regarde un objet mais que quelque chose ne va pas, il y a un malaise, un décalage. Et je pense que ça peut s’appliquer à la musique : développer une idée, puis la reprendre plus tard, mais pas dans sa forme originale.

GMD : Vous avez eu une approche « documentaire » lors de l’écriture des morceaux ? Pour imaginer des paysages sonores, par exemple, des atmosphères et ambiances ?

Louis : Quand je pense à des musiciens d’ambient, Burial ou Boards Of Canada, je pense à eux à travers certains livres et discussions. Comme l’écrivain Mark Fisher [écrivain, philosophe mais aussi critique musical anglais, NDLR], qui a beaucoup écrit sur Burial, en particulier, et sur comment la musique ambient se coordonne avec l’idée d’endroit, de la ville et de l’errance. Il parle souvent de traverser la ville, avec cette question de savoir à quel moment l’espace réel devient l’espace imaginaire. C’est ce qu’on appelle la psycho-géographie, d’une certaine manière, et je pense que c’est un aspect clé des films documentaires qui nous ont influencés. Il y a quelques années, on a tous été marqués par un film d’Adam Curtis, notamment son usage de la musique ambient, et son dispositif documentaire, qui étaient très puissants. Le documentaire, en général, est une forme intéressante. Comment raconter, décrire, sans utiliser les éléments habituels de la fiction. Même si ce n’est pas un film, la musique peut être une sorte de documentaire en soi.

GMD : Donc l’album parle d’une sorte de ville fictive ?

Louis : Tout à fait. On ne s’en est pas rendus compte directement, mais ça sert à comprendre ce qu’on a fait. Après avoir fini l’album, on a réalisé que, presque morceau par morceau, il parle des différents endroits d’une ville.

GMD : Pour revenir à quelque chose de plus concret, comment comptez-vous adapter vos morceaux en concert ?

Anton : On ne va pas trop se stresser sur ce sujet. C’est bien que l’album soit ce qu’il est, et que les morceaux en concert soient autre chose. Clairement, il y a des éléments qui vont servir dans nos sets, mais le plus important, c’est de pouvoir jouer librement, avec une bonne énergie. Parfois, essayer de sonner exactement comme sur l’album est le meilleur moyen de perdre sur les deux tableaux. En studio, on ne s’est jamais dit « on ne peut pas faire ça, ce serait trop dur à reproduire en live ». Sur certains points, notre musique est déjà assez complexe, rien que nous cinq sans rien ajouter. Donc je ne pense pas qu’on doive ajouter des tonnes et des tonnes de couches, ou recruter d’autres musiciens.

GMD : Quand vous avez annoncé l’album, c’était avec un single de 8 minutes, ce qui est assez audacieux. Pourquoi ce choix ?

Anton : On adore ce morceau, simplement. La chose la plus gentille qu’on nous ait dite à son propos, c’est qu'il ne semble pas durer aussi longtemps. C’est vraiment agréable à entendre, en tant que groupe de compositeurs. Le choix des singles a été discuté, bien sûr, pas seulement entre nous mais avec notre management et notre label. Mais c’était évident que « Narrator » serait le premier single, parce qu’on aime le morceau, mais aussi parce qu’il contient des éléments de notre premier EP, surtout dans sa première moitié. C’est amusant de prendre ça et de l’emmener dans une nouvelle direction, ça en fait une bonne transition vers l’album.

GMD : Vous avez choisi de ne pas y inclure « Broadcaster » ou « Sludge », sortis en single avant l’album. Pourquoi ?

Louis : On voulait sortir de la nouvelle musique. On les a sortis en single début 2020, et on savait qu’à ce moment-là, on avait déjà écrit beaucoup de musique très cohésive, les nouveaux morceaux ensemble racontaient leur propre histoire, et parlaient d’autre chose. Pour nous, c’était important que l’album soit construit ainsi. Rien n’a été gardé juste pour le plaisir, tout prend part dans un cadre plus large.

GMD : Certains d’entre vous ont déménagé à Bristol. Quelle différence y a-t-il avec Brighton, d’où vous êtes originaires ?

Louis : Les deux villes se ressemblent beaucoup. Il y a un coin de Bristol qui s’appelle Stokes Croft, qui est un peu le centre culturel de la ville. Et certaines personnes appellent Brighton la Stokes Croft maritime. Bristol a une grosse diversité culturelle, que j’aime beaucoup, avec beaucoup de musique. Avec le coronavirus et le confinement, on n’a pas vraiment eu l’opportunité de sortir, rencontrer d’autres musiciens et collaborer avec eux. Mais on sent que quand tout ça sera fini, Bristol sera très intéressant. Après, Brighton nous manque à tous, parce que c’est un super endroit aussi, on y a appris à se connaître en tant qu’amis et musiciens. Il faudra qu’on y retourne quelques jours, faire le tour des bars, de nos endroits favoris où on passait notre temps. Peut-être que nos pubs préférés sont devenus des appartements, depuis…

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