Sébastien Schüller

cuisiné par Franck le 6 mai 2009 | publié le 23 mai 2009

A l'occasion de la sortie de son dernier album, Evenfall , Sébastien Schüller a bien voulu répondre (grâce à la magie d'Internet) à quelques questions de Goûte Mes Disques. Une occasion de le connaitre un peu mieux avant de le retrouver sur les routes de France...

Goûte mes disques: Ton album Evenfall sort le 25 mai. Peux-tu nous le décrire en quelques mots?

Sébastien Schüller: Je vois cette album comme le dénouement d'une journée avec différents moments de lumière suivant les morceaux. Je me remémore aussi une envie d'apporter plus de rythmes et de sons analogiques par rapport au précédent.

GMD : Tu as travaillé pour le cinéma (B.O. de "Un jour d'été") et certains titres ont illustré la bande-son d'autres films ("The Nines", "Straightheads"...). As-tu, par le passé, déjà pensé à faire une carrière unique de compositeur de musique de cinéma? Quels compositeurs t'ont influencé?

S.C : Non, j'ai toujours considéré comme première envie, l'envie de faire des disques. C'est la liberté totale dans la création qui m'attire le plus. Sinon j'aime beaucoup Jon Brion, John Barry entre autres.

GMD : De nouveaux instruments apparaissent sur Evenfall: Hautbois, clarinette, flûte... Est-ce une façon de renouer avec ta formation classique ou une simple envie d'élargir le champ instrumental?

S.C: C'est juste de nouvelles envies. Les nouveaux instruments t'apportent rapidement de nouvelles compositions.

GMD: Le dossier de presse précise que, pour cet album, l'empreinte vocale est "plus nettement assumée". Pourtant, à l'écoute d'EvenFall, je la trouve très timide. Cela a-t-il été difficile de mettre en avant ta voix? Te considères-tu comme un chanteur?

S.C: C'est vrai que la voix vient souvent dans mes compositions d'une manière impressionniste mais c'était déjà le cas pour Happiness. Je cherche souvent à la marier le plus possible à la musique. Mais je pense que sur Evenfall elle prend parfois le devant comme elle ne l'avait jamais fait auparavant.

GMD: Tu as fait de nombreuses rencontres musicales ces dernières années. Sans froisser personne, quelle est celle qui t'a le plus marqué?

S.C: Je n'en sais rien. On aurait tort de vouloir résumer les influences à un nom.

GMD: Quels disques tournent sur ta platine en ce moment? (si tu achètes encore des supports physiques d'ailleurs!). Plus largement, as-tu une opinion sur ce qui se passe dans l'industrie du disque à l'heure actuelle?

S.C: En ce moment j'écoute Here we go magic. Pour ce qui est de l'industrie du disque, je n'ai suivi ces histoires que de très loin, étant concentré dans la conception d'Evenfall. Mais j'ai l'impression qu'elle arrivait en bout de course non?

GMD: Il est difficile de te classer dans un genre musical. Peut-être n'aimes-tu pas cela d'ailleurs. Mais puis-je me permettre de te demander de quel genre ou mouvement musical tu te sens le plus proche?

S.C: Je n'ai pas trop de jugement sur le fait d'être classer à un endroit plutôt qu'un autre. Mais par contre je laisse le soin à ceux qui sont logiquement doués pour ça de le faire à ma place.

GMD: Es-tu sensible aux critiques (bonnes ou mauvaises) des médias au sujet de tes
albums ou concerts?

S.C: On l'est toujours un peu, mais il faut apprendre à prendre du recul. Tu ne feras jamais l'unanimité dans ce que tu fais.

GMD: Question polémique qui peut faire les choux gras de certains magazines: quel artiste ou genre musical détestes-tu par dessus tout? Pourquoi? Tu as le droit à un joker pour cette question....

S.C : Les artistes que je n'aime pas, je ne les écoute pas, donc ils ne me dérangent pas.

GMD: Sur ton site officiel, dans la rubrique "Links", on trouve les liens vers les sites officiels de Greenpeace et Amnesty. Quelle est pour toi la définition d'un artiste? Es-tu comme on dit, un "artiste engagé"? (si tant est qu'il y ait des artistes désengagés!)

S.C: Je recycle mes déchets comme tout le monde et je suis adhérent à ces deux associations. Mon engagement s'arrête là.

GMD: Vis-tu de ta musique ou as-tu une autre activité professionnelle?

S.C: Oui, je vis de la musique.

GMD: Goute Mes Disques est en quête de notoriété. As-tu un scoop à nous révéler qui nous permettrait d'augmenter sensiblement le nombre de nos lecteurs?

S.C: Hélas rien à vous mettre sous la dent.

Merci à Sébastien pour sa disponibilité et à Lara pour son aimable collaboration.