Top NSFW

Musique et sexe ont toujours fait bon ménage. A deux, à trois ou à cinquante. A l’image de tous les couples de la terre, ils se disputent, se mènent la vie dure et leur union accouche de bébés magnifiques ou de rejetons plus ignobles qu'Honey Boo Boo. Dans le classement qui suit, on vous livre un petit aperçu de clips très culs choisis, comme d'habitude, de manière totalement arbitraire. Mais selon des critères très stricts. On été ici notés la qualité du clip ainsi que celle du morceau, non sans oublier de tenir compte du potentiel NSFW (not safe for work) de l’objet. Vous êtes maintenant prêts à passer quelques dizaines de minutes à espérer que le regard de votre copine reste bien calé sur The Mentalist ou que celui de votre boss reste vissé sur son bel iMac pendant que vous vous rincez les yeux sur votre vieux PC.

Jeff et Tristan

  • 15. Rammstein – Pussy

    Morceau 1/10
    Clip 3/10
    Potentiel NSFW 10/10
    TOTAL 14/30

    Depuis leur formation en 1994, les mecs de Rammstein n'ont jamais loupé une occasion de choquer la grenouille de bénitier et les âmes plus sensibles qu'un hymen de jeune vierge. Et si leurs conneries nous ont toujours bien fait rigoler (les effets pyrotechniques, les godemichés qui crachent du faux sperme et tout ça), il faut bien reconnaître que le clip de "Pussy" a foutu la triple couche de sauce samouraï histoire d'exploser une bonne fois pour toutes les limites du mauvais goût. Pour vous donner une petite idée, le clip est uniquement visible sur Redtube. Les mecs apprécieront. Les gonzesses demanderont à leurs mecs de leur expliquer de quoi il retourne. Et ensemble, vous regarderez des métalleux berlinois transformer quelques foufounes en filet américain. On précise que "Pussy" a été le premier single du groupe à se retrouver en tête de charts allemands. Preuve que ce peuple-là a beaucoup de goût.

  • 14. Butter Bullets – Seul à la maison

    Morceau 3/10
    Clip 2/10
    Potentiel NSFW: 10/10
    Total 15/30

    Butter Bullets, ce sont quelques bonnes punchlines, du name-dropping à foison, des instrus très inégales et une danse perpétuelle entre sérieux et déconnade. Et le morceau qui nous occupe ici ne déroge pas à la règle: la mélodie du refrain est accrocheuse mais la misogynie du texte n'est pas très amusante et le flow carrément faiblard. Quant au clip, c'est du bon gros hardcore qui tache. L'actrice porno Eva Lange fait seule ce pour quoi elle est connue, et comme souvent avec Butter Bullets on oscille entre rires et larmes: le côté white trash de la 'belle' est-il volontaire ou n'avaient-ils pas assez d'oseille pour une fille, disons-le, moins dégueulasse? On comprend le paradoxe avec l'apparence du rappeur et le côté décalé, mais Butter Bullets, qui fait par ailleurs des feats avec le bien nommé Al-Kpote, n'est-il pas fier de faire un clip bien choquant, digne de ses idoles?

  • 13. Tyga – Make It Nasty

    Morceau 3,5/10
    Clip 4/10
    Potentiel NSFW 8/10
    TOTAL 15,5/30

    Dans l'écurie Young Money, Tyga n'a jamais été l'élève le plus brillant. Il faut dire que quand la concurrence s'appelle Drake, Lil Wayne ou Nicki Minaj, il faut se surpasser en permanence pour espérer pouvoir suivre le rythme. Bref, du rappeur tatoué de L.A. on dira qu'il est un honnête suceur de roues capable d'occasionnelles fulgurances. Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'asticot, sachez que son patronyme signifie Thank You God Always. Et le bon dieu, il n'aura sûrement pas manqué de le remercier le jour où il s'est retrouvé à claquer des fesses et téter des nénés dans le clip de "Make it Nasty".

  • 12. Skepta – All Over The House

    Morceau 4/10
    Clip 1,5/10
    Potentiel NSFW 10/10
    TOTAL 16/30

    Les lecteurs qui n'écoutent pas de grime anglais ont peut-être entendu Skepta et son très bon « Rolex Sweep » dans un épisode de la série Misfits – une consécration s'il en est. Mais même les lecteurs qui écoutent du grime n’ont peut-être pas vu le clip qu’a tourné le Londonien pour « All Over the House ». Le titre est sans équivoque : Skepta y raconte comment il a baisé, pardon, fait l'amour à une fille partout dans la maison. On l’a tous fait, pas vrai ? Sauf que nous on n’en fait pas une chanson. Et figurez-vous que comme on ne comprenait pas vraiment en écoutant les paroles, le emcee, en grand prince qu’il est, nous montre ce que ça donne en vrai grâce aux mouvements chaloupés de deux acteurs professionnels. Voilà voilà.

  • 11. Booba – Baby

    Morceau 8/10
    Clip 2/10
    Potentiel NSFW 6/10
    TOTAL: 16/30

    « Ok je suis vulgaire, les bourges en chopent des ulcères » nous contait avec sa verve légendaire Booba dans « Le Duc de Boulogne ». Rien d'étonnant donc à voir dans un clip de Saddam Hauts de Seine des filles dénudées, surtout lorsque la chanson est elle-même plutôt salasse aux entournures. Morceaux choisis : « Si t'as sucé tout le quartier faut pas te la jouer » et le superbe et mystérieux « Alors que t'écartes les cuisses pour un Filet-o-Fish ». Alors avant de disparaître de nos radars pourtant très bien réglés, Nessbeal est venu tourner cette petite vidéo un brin cheap avec son compère B2OBA dans laquelle on y voit donc des filles en string (et parfois topless) s’agiter dans diverses positions et situations. Bien poseyyy.

  • 10. Handsome Furs – What About Us

    Morceau 8/10
    Clip 5/10
    Potentiel NSFW 5/10
    TOTAL 18/30

    On ne comprend pas tout dans cette vidéo: les femmes sont en sous-vêtements au beau milieu de la forêt quand elles ne se pavanent pas nues sur des voitures. On voit aussi un zizi, mais le visage de son propriétaire est caché. Y’a aussi une fille qui arbore une pilosité très est-allemande, et même quelqu'un qui caresse amoureusement des épines. Le tout sur la musique de ces Canadiens, splittés depuis, aux accents de Calvin Harris de la bonne époque. Celle où il ne demandait pas 320.000£ pour passer des disques à un mariage, le con.

  • 9. Erykah Badu – Window Seat

    Morceau 8/10
    Clip 4,5/10
    Potentiel NSFW 6/10
    TOTAL 18,5/30

    Pour "Window Seat", Erykah Badu a été inhabituellement paresseuse. Car si la diva soul a l'habitude de chercher la complication et la complexité, elle s'est ici inspirée du clip de "Lessons Learned" de Matt & Kim, qui avaient pris un malin plaisir à se foutre à oilpé en plein Times Square. Mais ne demander par à l'Américaine. Stratégie similaire pour la Badu, qui a tourné le clip "guerilla style" et en une prise sur Dealey Plaza, allée texane connue pour avoir vu le cerveau de John F. Kennedy ruiner la robe de Jackie. NSFW donc, mais un clip qui met un certain temps avant de dévoiler de la chair fraîche, ce qui vous laisse suffisamment de temps pour repasser à l'onglet contenant ce dossier.

  • 8. Electric Six – Bodyshots

    Morceau 2/10
    Clip 9/10
    Potentiel NSFW 8/10
    TOTAL 19/30

    Electric Six, ce sont deux bons singles et puis s’en va. Et c’est peut-être mieux comme cela. Car le mauvais goût et le treizième degré complètement assumés sur « Gay Bar » ou « Danger ! High Voltage », ça fait rigoler le temps d’un été puis ça tape vite sur le système. Avec « Body Shot », le groupe de Détroit s’est rappelé a notre mauvais souvenir avec un morceau qui en fait des caisses sur tous les tableaux. Sauf peut-être dans son clip vidéo. Certes, celui-ci n’y va pas de main morte en matière de perversions réservées à la navigation privée (de la bombe sexuelle, des grosses rousses SM, de la GILF, du cuir et on en passe), mais c’est réalisé avec un tel sens de la dérision qu’on vous imagine déjà en train de tirer une gueule pas possible en visionnant celui-ci – quelque part entre l’hilarité et la consternation. Maintenant, c’est promis : on ne vous parlera plus jamais d’Electric Six.

  • 7. Robin Thicke feat. T.I. & Pharrell – Blurred Lines

    Morceau 8,5/10
    Clip 6/10
    Potentiel NSFW: 6/10
    TOTAL: 20,5/30

    Robin Thicke qui invite T.I. à jouer les faire-valoir sur une production signée Pharell Williams. Il y a dix ans, c'est le genre de truc qui nous aurait foutu des étoiles plein les yeux et des fourmis plein les jambes. En 2013, un peu moins. Pourtant, ce serait oublier un peu vite que le père Pharrell a encore suffisamment de bonnes idées dans sa besace Billionaire Boys Club pour ridiculiser pas mal de monde. C'est bien simple, cette prod' pour le "Blurred Lines" de Robin Thicke, sorte de sous-Justin Timberlake, c'est peut-être ce qu'a fait de mieux Skateboy P depuis l'âge d'or créatif et commercial des Neptunes. Et quand on ajoute à cela un clip plein de tétons qui se baladent et que YouTube aura mis quelques jours à censurer, cela donne un titre qui apparaît en bonne position dans notre classement. Et cela donne surtout une bombinette funky qui nous fait découvrir les formes parfaites d'Emily Ratajkowski, top model d'origine polaque qui a fait fondre nos cœurs (et nos slibards) en quelques mouvements librement exécutés. Fracture nette de l'œil droit.

  • 6. Flaming Lips – Watching the Planets

    Morceau 7,5/10
    Clip 6/10
    Potentiel NSFW 7,5/10
    TOTAL 21/30

    Le jour où les Flaming Lips ont investi dans leur set up live, on imagine que les mecs ont dû raquer sévère. Genre à s'endetter sur dix générations. Raison pour laquelle il ne se passe pas un mois sans qu'ils annoncent un nouveau projet plus farfelu que le précédent. Et raison pour laquelle les canons à cotillons, les costumes de lapin qui puent la rage et les mains géantes de Wayne Coyne sont indispensables au bon fonctionnement (et à la rentabilité) de l'expérience scénique depuis de (trop) nombreuses années. Un autre élément essentiel du cirque Flaming Lips, c'est la grande boule gonflable dans laquelle le leader maximo des Américains surfe sur le public en ouverture de prestation. C'est cette dernière qui est au centre du clip de "Watching the Planets" réalisé par un Wayne Coyne qui, ce jour-là, devait avoir remplacé les céréales du petit dej' par des psychotropes divers et variés pour un résultat très new age, avec des gens faisant du vélo dans le plus simple appareil et une boule de poils aux très grosses lèvres. Business as usual pour les Flaming Lips. Total WTF pour le commun des mortels par contre.

  • 5. Klaxons – Twin Flames

    Morceau 6/10
    Clip 9/10
    Potentiel NSFW 6,5/10
    TOTAL: 21,5/30

    « Twin Flames » est le second single de Surfing The Void et probablement l’un des meilleurs morceaux du second album des Klaxons – et vu le niveau général de l’affaire, ce n’était pas bien compliqué diront les mauvaises langues, non sans viser juste. Saam Farahmand, réalisateur du documentaire sur Soulwax (Part of the Weekend Never Dies) et du clip également bien cul de « Hustler » pour Simian Mobile Disco, est derrière la caméra pour cette vidéo finalement plus gênante que réellement sexuelle: des corps bizarrement siamois qui s'entrecroisent, s'embrassent et se déshabillent pour se réunir dans une partouze mutante. Moins sexuelle, mais pas pour autant gênante si votre boss tombe dessus alors que vous deviez être en train de lui pondre un rapport super chiant pour un client méga important.

  • 4. Sébastien Tellier – Cochon Ville

    Morceau 8/10
    Clip 6,5/10
    Potentiel NSFW 7,5/10
    TOTAL: 22/30

    Plus on est de fous, plus on couine. Là encore c'est du sexe du groupe qui vous attend, cette fois dans le contexte d'une célébration musicale sectaire orchestrée par un gourou ayant à peu près autant d’autorité morale que Skippy. On parle ici du Sébastien Tellier de l'Alliance Bleue. Et c'est ça qui est amusant dans ce clip (toutes proportions gardées) quand on sait les dérives sexuelles induites par les véritables sectes que Tellier parodie, ou imite. Et au final, on perd nos certitudes: là ou la réalité est extrêmement glauque, il semble bien que des paillettes s'échappent du bas ventre du barbu cinglé. En fait si, une certitude subsiste : « Cochon Ville » est bien le seul morceau de son dernier album qui soit vraiment écoutable.

  • 3. Brighton Port Authority – Toe Jam

    Morceau 8/10
    Clip 9/10
    Potentiel NSFW 5,5/10
    TOTAL 22,5/30

    Y’a pas à dire, depuis que vous avez entamé la lecture de ce dossier, vous vous dites que celui-ci fait quand même la part belle aux clips bien dégeulasses ou graveleux. Mais pour atteindre les sommets de notre classement, il ne suffit pas de montrer un chibre turgescent ou des tétons qui font schwing. Il faut aussi un peu de classe et d’élégance. Et un brin d’humour. Et ces trois caractéristiques, le « Toe Jam » de Brighton Port Auhtority les possède. Au moins sur ce titre – on vous l’avoue, on n’a jamais écouté le reste. Le projet piloté par l’infatigable (malheureusement) Fatboy Slim, et ici rehaussé des présences de David Byrne et Dizzee Rascal, se paie pour l’un de ses singles un clip dont l’utilisation des fameux rectangles noirs de censure (un truc que les moins de vingt ans ne connaissent pas, comme le carré blanc) n’est pas prête de nous sortir de la tête. Tout est suggéré, tout est hilarant, et surtout, le titre nous rentre aussi vite dans la caboche que ces images vieillies dignes d’un vieux film érotique de la télé allemande.

  • 2. D'Angelo – Untitled (How Does It Feel)

    Morceau 8/10
    Clip 8,5/10
    NSFW 6,5/10
    Total 23/30

    A l’époque du tournage de « Untitled (How Does It Feel) », D’Angelo tenait la forme de sa vie. Créativement parlant tout d’abord, puisqu’il venait de sortir un Voodoo auquel on peine encore à trouver la moindre ride treize ans après sa sortie. Mais d’un point de vue purement physique, tout laissait penser que Michael Eugene Archer passait autant de temps dans les salles de sport que dans les studios d’enregistrement. Il aurait été tellement facile d’utiliser son corps d’athlète dans un clip bien pourlingue lui permettant de montrer ses biscotos dans toutes les positions possibles et imaginables. Heureusement pour lui, on n’a pas fait appel au premier couillon venu et un dénommé Paul Hunter a mis en boîte un clip d’une rare beauté, qui rend ses lettres de noblesse au mot ‘teasing’. En treize années et quelques millions de vues, c’est un sacré paquet de culottes qui ont passé un sale quart d’heure. Quant à D’Angelo, il ne s’est jamais vraiment remis de ce clip.

  • 1. N*E*R*D – Rockstar

    Morceau 9/10
    Clip 6,5/10
    Potentiel NSFW 8/10
    TOTAL 23,5/30

    En 2001, Pharrell Williams et Chad Hugo vivaient déjà sur une autre planète, celle où n’importe quelle de leurs productions faisait invariablement mouche. Que ce soit pour les poulains de Clipse, les valeurs sûres comme Noreaga ou des poids lourds comme Jay-Z. Puis les mecs se sont dit que le hip hop c’était cool, mais qu’ils étaient également en mesure de nous en foutre plein la vue en sortant les guitares. Comme pour prouver que le mélange rap/rock avait encore de beaux jours devant lui. Il n’y avait rien de plus faux bien sûr, mais les Neptunes sont parvenus à nous le faire croire. Et donc “Lapdance”, le morceau qui nous a introduit au projet. Tout y est: la production sèche comme un coup de trique, Pharrell et sa petite moustache de kéké, Vita et Lee Harvey en guests improbables (mais tellement justes) et surtout un beau paquet de légères tout droit sorties d’un strip club glauque. Alors vu que les donzelles ont fait le déplacement pour le tournage, autant s’en donner à cœur joie.