L'esthétique indie-grunge 90's et la nonchalance qui va avec, voilà ce qui nous avait séduits sur le premier (mini) album de DIRK., album. On l'avait compris en 2018 et on en a la confirmation aujourd'hui, le groupe flamand n'est pas de ceux qui révolutionnent le genre mais plutôt de ceux qui l'ont étudié, qui l'ont poncé pour en cerner les limites et mieux les exploiter.

Probablement obsédé par la question de savoir comment rendre intéressantes 3 minutes de chanson avec la rengaine classique "2 refrains, un couplet, un bridge et une fin en apothéose", DIRK. a bien bossé la matière et livre un résultat plus que convaincant avec Cracks in Common Sense. Pas d'artifices, le groupe vise l'efficacité façon power pop sans pour autant faire de concessions sur l'énergie brute.

Au moins aussi bon, si pas meilleur que son prédécesseur, Cracks in Common Sense ne laisse pas vraiment de place aux temps morts : les morceaux enchaînent les riffs sans baisse d'intensité, exception faite de "Mother", qui clôture l'album. Le gros point positif du disque, c'est sa concision. En 12 pistes vaguement similaires sans pour autant être répétitives, ce nouveau DIRK. propose quelque chose dont on ne se lasse pas, qui est attractif sans être putassier.

Jamais à la recherche du single parfait (pourtant le disque n'en manque pas), DIRK. nous pousse à écouter son nouveau bébé dans son entièreté et de manière répétée pour découvrir à chaque fois de nouveaux éléments qui font le sel de son songwriting. Avec le recul, on sait que cette technique est la bonne et que c'est précisément pour cette raison que l'on continue d'écouter les albums d'indie ou de grunge des années 90 avec autant de passion.

Cracks in Common Sense sera disponible ce vendredi chez Mayway Records et dans toutes les bonnes crèmeries du Royaume, mais pour le stream exclusif, c'est chez nous que ça se passe.