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Tracklist

  1. N1L - Lonely Is The New Black
  2. Rabit - Ox
  3. Black Rain & Shapednoise - Metal Home
  4. Piero Umiliani- Ativita_2
  5. Jeff Mills - Unnatural Star Arrangements
  6. Mørklys - Loose Associations
  7. 51717 - Blue Bridge ii
  8. FIS - Kal
  9. Under the Skin OST by Mica Levi - Lonely Void
  10. Alessandro Brivio - Associazioni Poro 03
  11. Gunung Jati" Ensemble of Togas, Peliatan Village - Sekar Mas
  12. FIS - Her Third Eye (Drum Rain)
  13. Jean Nipon - Eerie II
  14. Terrence Dixon - The Parkhurst
  15. Draveng - For Thin Soles
  16. Amon Tobin - Encounter on Io (Lee Gamble Reshape)
  17. Pinch - Obsession
  18. LFO - Freak
  19. Slack DJs – 75011
  20. Sa Pa - Tegularius

Deux raisons excitantes nous ont poussés à nous sortir les doigts du cul pour vous offrir cette sélection. Premièrement, cela nous donne l’occasion de vous toucher un mot à propos du schiev festival, ce nouveau projet sorti de l’imagination de plusieurs Bruxellois extrêmement cools et qui se veut axé sur les musiques électroniques qui regardent bien loin devant elles. Quatre jours pour faire le plein d’avant-garde « club friendly », et surtout l’occasion de découvrir une palette extrêmement intéressante de producteurs et de projets. On notera l’excellent side project de Mondkopf (Autrenoir), Orphan Swords ou Low Jack, mais également toute une volée d’artistes hors de notre radar jusqu’à présent. En un mot comme en cent, le schiev ressemble pas mal à ce que Goûte Mes Disques aurait pu proposer si on devait virer dans l’organisation d’évènements – même si on aurait dû contrecarrer la volonté du rédac’ chef de faire venir Kölsch ou Ten Walls.

L’autre raison, c’est parce qu’on est rapidement tombé amoureux de N1L, la première signature du nouveau label de Lee Gamble (disque électronique de l’année passée, pour ceux qui ne nous lisent pas assez). Un personnage bien trop discret malgré dix années de production, et logiquement inflexible au moment de nous parler de musique : « Je ne crois pas au développement personnel linéaire ou dans le progrès, le libre arbitre n’existe pas, seul le chaos règne. N1L représente certaines choses qui m’intéressent parmi tant d’autres donc je ne vois aucun de mes projets comme une tentative d’évolution. La différence entre art supérieur et musique de merde ne veut plus rien dire pour moi, j’enclenche mon pilote automatique et c’est pourquoi la musique de N1L aujourd’hui ne sera pas nécessairement celle que vous entendrez dans le futur ». Une musique d’instinct, forcément.

Un homme qui a pas mal voyagé musicalement, en permanence sous les radars (même les plus exigeants), qui a quelque chose d’expérimental dans la rigueur conceptuelle au moment de faire de la pulsation et du fractal : « Durant toutes ces années d’expérimentations, de projets inaboutis, de groupes, de dj sets, de radio, j’ai petit à petit développé un certain goût pour la musique électronique radicale et pour le sound-design ; j’ai appris à faire du codage et j’ai commencé à faire mes propres installations sonores. J’imagine que tout ça n’aide pas à se faire un nom au-delà de certains cercles restreints ». Toujours est-il que Wrong Headspace EP, sorti sur le prometteur UIQ Records de Lee Gamble, est une bombe de percussion mentale, magnifiquement composée et violemment addictive. Un produit enfin arrivé à maturité (ou tout simplement arrivé jusqu’à nos oreilles), qui confirme que N1L pourrait bien se faire le nom qu’il mérite dans les prochains mois à venir. Notre conseil est clair : 1) tu écoutes cette sélection qui pue la classe et, 2) tu achètes ta place pour le schiev festival.  

http://schiev.com/