Goûte Mes Mix # 39 : Giorgio Gigli

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Tracklist :

Giorgio Gigli n'a pas souhaité dévoiler le tracklisting de son mix.

Goûte Mes Disques et les producteurs italiens de musique électronique, c’est une affaire qui roule (un peu mieux que la Squadra Azzura à la Coupe du Monde, ça c'est sûr). En effet, après Rodion, Massimiliano Pagliara, Dadub ou encore tout récemment Claudio PRC, on accueille une nouvelle figure de proue de la musique électronique transalpine, en la personne de Giorgio Gigli.

En fervent défenseur d’une techno dure, industrielle et immersive, on ne s’étonne pas de voir le Romain convoler en juste noces avec un certain Speedy J, qui l’accueille sur son label Electric Deluxe – quand on ne le croise pas sur sa structure ZOOLOFT ou sur l’exigeant Prologue. Pourtant, là où la techno connaît un regain d’intérêt sans précédent en Europe, et malgré une scène qui ne manque pas de cadors, l’Italie semble en retrait. Un constat que Giogio Gigli accepte mais ne s’explique pas, et dont il essaie de profiter comme il peut: « Comme partout, l'Italie a des artistes plus ou moins biens, plus ou moins talentueux. En ce qui concerne le manque de visibilité des producteurs italiens, je ne peux l’expliquer. Si j’avais une solution à ce problème, je ne manquerais pas de l'appliquer à moi-même. Quant au retour en force de la techno, je dirais que les mouvements musicaux fonctionnent de manière cyclique, et ces derniers temps on connaît un retour absolu de la techno en Europe. Cela m'a aidé à trouver plus de concerts, même si cela nécessite une faculté d’adaptation par rapport à l’endroit où je joue. »

Pour ce Goûte Mes Mix, on a surtout l’impression que Giogio Gigli s’est amusé à puiser dans son flight case et à en ressortir un joli paquet de plaques qui sont autant de déflagrations techno taillées sur mesure pour la peak hour. Enregistré dans son studio avec juste deux platines, ce mix est un appel à la découverte : « Je ne mets presque jamais de tracklist dans mes podcasts, et il y a une raison spécifique : je me souviens des années 90, quand j’achetais sur K7 des enregistrements de par des DJs, aucune information n’était disponible si ce n’est la date ou le lieu. Je pense que ce n'est un problème pour personne, surtout que celui qui veut savoir ce que j’écoute n’a qu’à consulter le chart que je publie tous les mois sur Resident Advisor. » Dont acte.