Goûte, c'est du belge

Pendant qu’une grande partie de la Belgique francophone n’a d’yeux que pour Mirror Mirror, le troisième album de Ghinzu, une bande d’irréductibles micro-labels bruxellois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Depuis quelques années, ces structures font un irréprochable travail de fond qu’il convient de mettre à l’avant-plan aujourd’hui. Qu’elles se nomment Matamore, Stilll, Humpty Dumpty ou encore Top 5 Records, on trouve à la tête d’elles de véritables hédonistes musicaux.

De nos jours, on parle de crise du disque. On n’affirmera pas le contraire mais quand on voit le boulot réalisé par ces acteurs de terrain, il y a de quoi s’émerveiller. Empressez-vous d’aller déposer votre pâle copie des Strokes-NIN, sur fond de visuel à la Battles, chez le disquaire de seconde main du coin et venez découvrir les chemins de traverse de la musique « belge ».

En passant de la pop la plus cotonneuse de Major Deluxe à la tribalité de K-branding, vous y trouverez forcément votre compte. Car si les quatre groupes mis en évidence sont à placer tout en haut sur l’échelle du bon goût, ils ne bénéficient pas du même traitement médiatique que les blockbusters locaux. Et puis n’est pas le neveu d’Olivier Strelli qui veut ! À moins que votre trip soit de danser sur les beats un peu cheap du dernier Sharko ? Là encore, vous faites fausse route malgré toute la sympathie que l’on voue à David Bartholomé.

Major Deluxe, K-branding, aMute et Patton sont donc là pour vous montrer la voie à suivre vers le microcosme indé. Ceci dit, ces quatre formations ne sont pas les seules merveilles sévissant en Communauté française. Pour preuve, les écuries citées comptent en leur rang d’autres talents, tels que Soy Un Caballo, V.O., Raymondo, Carl, Tangtype ou encore Babils.

On vous l’a dit, il y en a pour tous les goûts. À votre curiosité de faire le reste…

par Nicolas