My Heart Has A Wish That You Would Not Go

Aereogramme

Chemikal Underground  |  2007
4 / 10
par Nicolas  |  le 9 septembre 2007

Formé à la fin des années 90 dans les environs de Glasgow, Aereogramme a depuis lors sorti deux albums studio (Story in White et Sleep and Release) ainsi qu’une collaboration avec Isis dans le cadre des Fishtank Sessions. S’enfermant depuis leurs débuts dans un mélange de qualificatif en post (post-metal, post-hardcore, post-rock), la formation de Craig B. n’a jamais provoqué dans le chef du chroniqueur que je suis le moindre soupçon d’intérêt. Alors, à l’annonce de la sortie de My Heart Has A Wish That You Would Not Go, vous aurez compris que ce n’était pas le sentiment d’enthousiasme qui m’habitait en premier lieu. En tout cas, j’étais loin de me douter du changement d’orientation du groupe écossais tant celui-ci est brutal…

En raison de problèmes aux cordes vocales, Craig B. s’est vu obligé d’arrêter de gueuler dans le micro. Aux premières nouvelles, c’est une très bonne chose ; le chanteur préférant aujourd’hui poser sa voix tout en n’hésitant pas à monter dans les aigus. Au rayon nouveauté chez Aereogramme figurent également cordes, clavier et cor. On se situe donc loin des débuts nettement plus bruyants, ma mauvaise langue me faisant même dire brouillons. Si les arrangements prennent donc davantage de place que par le passé, ceux-ci paraissent tout simplement téléphonés. A l’image de certains passages aux violons qui ne sont pas sans nous rappeler certains groupes de metal symphonique, Within Temptation en tête ("Nightmares"). Bien qu’Aereogramme démontre qu’il n’a rien perdu de son goût pour la progression tout en étant nettement plus accessible, My Heart Has A Wish That You Would Not Go ne parvient pas à se sortir de la médiocrité ambiante. Oui, le virage est radical et louable mais ce n’est pas pour autant qu’il faut lui chercher à tout prix des qualités. A tel point qu’après l’écoute de cet album, on ne souhaite que trois choses : que Craig B. retrouve sa voix au plus vite, qu'il se remette à crier et que nos chemins se séparent. Définitivement.