Bongos, Bleeps & Basslines

zero dB

Ninja Tune  |  2006
8 / 10
par Nicolas  |  le 18 septembre 2006

Quelques mois après l’électro tropicale version Daedelus, le label londonien Ninja Tune semble vouloir nous achever une bonne fois pour toutes avec cette nouvelle bombe pour dancefloor qu’est Bongos, Bleeps & Basslines, le premier album du duo anglais composé par Chris Vogado et Neil Combstock sous le pseudonyme de zero dB.

S’étant fait connaître depuis six ans par le biais d’innombrables remix (Trüby Trio, Suba, Peace Orchestra, Hextatic, Sun Ra,...), les deux hommes nous livrent un opus mêlant allègrement électro, jazz, hip hop, house, latino,… pour un résultat qui détonne tout en ne faisant absolument pas tache dans le catalogue d’une écurie londonienne, il est vrai, connue pour son goût de l’hybride. Démarrant sur les chapeaux de roues par un "a pomBa girou" agissant comme un véritable appel aux rythmes chaloupés et autres frotti-frottas de circonstance sur fond de congas, Bongos, Bleeps & Basslines n’a guère besoin de temps pour trouver ses marques. Car il s’ensuit directement l’authentique carton de l’album, un titre dont la montée en puissance littéralement jouissive se résume justement en trois mots : "Bongos, Bleeps & Basslines". Si toute autre description semble superflue, elle pourrait être complétée par "Move your feet, don't be shy, don't try to fight", la phrase servant de motif à "conga madness". Mais la force de zero dB réside dans le fait qu’avant même de tomber dans le piège d’une répétition excessive, le duo change de ton en nous balançant un titre électro-hip hop du meilleur acabit ("know what i’m sayin’").

Alors qu’arrive le moment où tous les ingrédients constitutifs de la plaquette sont connus, les deux membres de la confrérie ninja en remettent une dernière couche avec une électro-samba endiablée ("samBa do umBigo") avant de faire baisser doucement le rythme pour permettre aux célibataires d’emballer sur "te quiero". Quant aux plus lents (ou plus maladroits, timides,…), ils se verront offrir une dernière chance sur la ballade jazzy "sunshine lazy". Ainsi avec Bongos, Bleeps & Basslines, l'agréable soirée semble donc garantie. Le réveil, lui, pourrait être plus difficile…